France / Attentat déjoué devant la Bank of America à Paris : deux nouvelles personnes en garde à vue
- Au total, trois suspects sont en garde à vue dans cette enquête, sur cette tentative d'attentat
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Deux nouvelles personnes ont été placées en garde à vue dans l’enquête sur la tentative d’attentat déjouée devant une agence de la Bank of America à Paris, portant à trois le nombre total de suspects actuellement entendus, a indiqué dimanche le Parquet national antiterroriste (PNAT).
Selon le PNAT, la garde à vue du premier suspect, interpellé dans la nuit de vendredi à samedi, a par ailleurs été prolongée.
Ce dernier avait été arrêté alors qu’il tentait, selon les premiers éléments de l’enquête, de mettre le feu à un engin explosif devant le bâtiment situé rue de la Boétie, dans le 8e arrondissement de la capitale française.
D’après les informations communiquées par le parquet, le principal suspect est un mineur de 17 ans, né au Sénégal.
Selon une source proche du dossier citée par franceinfo, le deuxième suspect interpellé est soupçonné d’avoir filmé la scène avant de prendre la fuite au moment de l’arrestation du premier individu.
Le PNAT n’a pas, à ce stade, communiqué davantage de précisions sur le profil des deux autres personnes placées en garde à vue ni sur les qualifications pénales retenues.
L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes des faits, les éventuelles complicités ainsi que les motivations des personnes interpellées.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a affirmé, sur le plateau de BFMTV, faire le lien entre la guerre au Moyen-Orient et l’attentat déjoué dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars à Paris, devant le siège de la Bank of America dans le 8e arrondissement.
Le ministre a estimé que le parquet national antiterroriste (PNAT) partageait également cette analyse, en raison notamment de revendications publiées sur les réseaux sociaux en lien avec le conflit.
« Oui, bien sûr, je fais évidemment le lien comme ministre de l’Intérieur. Le procureur national antiterroriste fait le lien entre les actions qui ont été menées dans ces pays européens voisins, ou les revendications qui ont été publiées sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.
