Donald Trump se dit « déçu » du manque de soutien du Premier ministre britannique sur la guerre contre l’Iran
- Le président américain s’est également montré expéditif à l’égard du président français Emmanuel Macron, estimant qu’« il sera bientôt hors fonction ».
United States
AA / Chicago / Ayse Betul Akcesme
Le président américain Donald Trump a vivement pris à partie mardi le Premier ministre britannique Keir Starmer, lui reprochant son refus de soutenir la guerre menée par Washington contre l’Iran et dénonçant « une grave erreur ».
Interrogé à la Maison Blanche sur son jugement à l’égard du dirigeant britannique, il a répondu sans détour : « Il ne nous a pas soutenus. Et je pense que c’est une grosse erreur. Vous savez, ils tirent d’importants bénéfices de leurs échanges commerciaux avec les États-Unis. »
Dans le même élan, Donald Trump a dit sa déception, affirmant que Keir Starmer était prêt à envoyer « deux porte-avions après notre victoire », avant d’ajouter lui avoir plutôt suggéré d’envoyer « quelques dragueurs de mines », estimant que « nous n’avons pas besoin de vos porte-avions ».
« Malheureusement, Keir n’est pas Winston Churchill », a-t-il encore lancé.
Le président américain a par ailleurs fustigé les politiques migratoire et énergétique du Royaume-Uni, qu’il a qualifiées de « désastre », accusant Londres d’avoir laissé entrer « des millions et des millions de personnes qui ne devraient pas être là », une situation qui, selon lui, s’étend « partout en Europe ».
Dans ce contexte, Donald Trump s’est également montré expéditif à l’égard du président français Emmanuel Macron, estimant qu’« il sera bientôt hors fonction ».
Cette charge intervient alors que, la veille, le président américain laissait entendre que Paris et Londres pourraient se joindre à l’initiative américaine, évoquant aussi le soutien d’autres pays, sans en préciser la liste.
Mardi, Emmanuel Macron a toutefois clarifié la position française, excluant toute participation immédiate à des opérations visant à rouvrir le détroit. Il a néanmoins indiqué que la France pourrait, à terme, s’associer à un « système d’escorte » aux côtés d’autres nations si la situation venait à s’apaiser.
Le Royaume-Uni a, de son côté, également décliné la demande d’assistance formulée par Washington.
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