Affaire Epstein : Macron demande « que toute la clarté soit faite » sur le cas d’un diplomate français
- Le chef de l’État juge « inacceptable » le maintien en fonction d’un diplomate cité dans les dossiers Epstein si des informations existaient depuis plusieurs années
Istanbul
AA / Istanbul / Adama Bamba
Le président français Emmanuel Macron a appelé, jeudi, à « faire toute la clarté » sur la situation de Fabrice Aidan, diplomate français cité à plusieurs reprises dans les dossiers liés à l’affaire Jeffrey Epstein.
Interrogé à l’issue d’un sommet européen, le chef de l’État a affirmé vouloir comprendre pourquoi la lumière n’avait pas été faite « plus tôt » sur ce dossier. Fabrice Aidan aurait été visé par une enquête américaine pour consultation d’images pédopornographiques.
Questionné sur le maintien en fonction du diplomate malgré des signalements antérieurs, Emmanuel Macron a estimé qu’une telle situation serait « inacceptable » si l’administration disposait d’informations depuis plusieurs années. « S’il est vrai que l’administration avait des informations il y a plusieurs années, des choses auraient dû être faites », a-t-il déclaré, assurant avoir « découvert » cette affaire.
De son côté, l’avocate du diplomate, Me Jade Dousselin, a indiqué dans un communiqué que son client « conteste l’entièreté des accusations portées à son encontre », rapporte le média français BFMTV.
- « Une affaire qui concerne surtout les États-Unis d’Amérique »
Dans une précédente déclaration, Emmanuel Macron avait estimé que la justice américaine devait mener son travail « de manière indépendante et dans le calme » dans l’affaire Jeffrey Epstein.
S’exprimant en marge d’une visite au salon « Wine Paris », le président français avait affirmé penser « avant tout aux victimes » et à la poursuite des responsables, regrettant la diffusion publique de documents contenant des informations sensibles, notamment des noms et des images permettant d’identifier certaines victimes.
Il avait insisté que sur la nécessité que « la vérité soit établie » et que la justice américaine aille au bout de ses investigations. Rappelant l’ampleur du système d’exploitation sexuelle présumé mis en place par Jeffrey Epstein, retrouvé mort en détention en 2019 avant son procès, Emmanuel Macron avait souligné que cette affaire concernait principalement les États-Unis : « C’est une affaire qui concerne surtout les États-Unis d’Amérique », avait-t-il déclaré.
De son côté, le président américain Donald Trump avait déclaré début février qu’il était « peut-être temps de passer à autre chose » concernant ce dossier.
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