Monde, Journal de l'Islamophobie

ONU : l’envoyé turc met en garde contre une islamophobie qui se propage « comme une peste incontrôlée »

- « L'islamophobie n'est pas une question de critique légitime ou de débat intellectuel », déclare Ahmet Yildiz

Merve Gül Aydoğan Ağlarcı  | 16.03.2026 - Mıse À Jour : 16.03.2026
ONU : l’envoyé turc met en garde contre une islamophobie qui se propage « comme une peste incontrôlée »

Ontario

AA / Hamilton / Merve Aydogan

L’envoyé de la Türkiye auprès des Nations unies a averti lundi que l’islamophobie « continue de se propager comme une peste incontrôlée, empoisonnant toutes les couches de la société ».

« Dans de nombreuses régions aujourd’hui, les crimes de haine, le racisme, la xénophobie et l’hostilité envers l’islam ont atteint des niveaux alarmants », a déclaré Ahmet Yildiz, s’exprimant à la fois au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et en tant que président d’un événement de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU marquant la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie.

Soulignant que « de tels actes contredisent les principes fondamentaux de la dignité humaine, de l’égalité, des droits de l’homme et des libertés fondamentales », il a indiqué qu’au-delà des dommages directs causés aux communautés visées, l’islamophobie mine « la cohésion sociale et constitue une menace pour les valeurs démocratiques, l’ordre public et la coexistence pacifique ».

« L’islamophobie continue de se propager comme une peste incontrôlée, empoisonnant toutes les couches de la société », a-t-il insisté.

Il a souligné que « l’islamophobie n’est pas une question de critique légitime ou de débat intellectuel », affirmant qu’il s’agit « de l’expression de préjugés, de discrimination et d’intolérance qui violent les droits fondamentaux et la dignité des musulmans ».

Évoquant la situation dans la bande de Gaza et les tensions régionales plus larges, il a estimé que ces développements « ont contribué à l’une des crises les plus profondes auxquelles la communauté internationale est confrontée depuis des décennies », avertissant que ces crises « alimentent également une hausse alarmante de la rhétorique anti-musulmane ».

« Les musulmans sont de plus en plus présentés comme des étrangers, des menaces culturelles ou des risques sécuritaires », a déclaré Yildiz. « De tels récits contribuent à la dangereuse normalisation des préjugés dans le discours public et, pire encore, à la déshumanisation des musulmans. »

Évoquant également la montée de l’antisémitisme, il a affirmé que « la haine dirigée contre toute communauté religieuse est inacceptable » et que « toutes les formes de haine et de discrimination, y compris l’islamophobie et l’antisémitisme, doivent être fermement rejetées ».

Concernant la question de la responsabilité, Yildiz a appelé à un meilleur suivi des incidents, notant que « de nombreux crimes de haine restent absents des registres officiels nationaux et internationaux, car ils sont souvent classés comme des actes criminels ordinaires plutôt que comme des manifestations de haine et de discrimination ».

Il a exhorté tous les pays à « adopter des mesures efficaces pour prévenir de tels actes et veiller à ce que les auteurs de crimes de haine soient tenus pour responsables ».

*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani

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