Marine Le Pen relaxée à Paris dans une affaire d’injure publique liée à un tweet de 2019
- La députée RN a été relaxée mardi par le tribunal correctionnel de Paris, poursuivie pour injure publique après un message associant une ancienne étudiante à « l’islam radical »
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
La justice française a relaxé ce mardi Marine Le Pen, poursuivie pour injure publique par une ancienne étudiante qu’elle avait associée à « l’islam radical » dans un message publié en 2019 sur le réseau social americain X, a annoncé le tribunal correctionnel de Paris.
Dans son délibéré, la juridiction a estimé que « si une telle pratique fait l’objet de débats dans notre société, associer une personne à la pratique rigoriste d’une religion ne revêt (…) pas un caractère injurieux ». La décision a été rendue en présence de la plaignante, aujourd’hui âgée de 30 ans.
La cheffe de file du Rassemblement national à l'Assemblée Nationale n'était pas présente à l’audience devant la 17e chambre correctionnelle, son interrogatoire ayant débuté au même moment devant la cour d’appel de Paris dans le dossier des assistants d’eurodéputés FN, une procédure distincte à l’issue jugée politiquement sensible.
Les faits remontent à mars 2019, en pleine campagne pour les élections européennes. Yasmine Ouirhrane, alors étudiante en relations internationales à Sciences Po Bordeaux, avait été désignée « Jeune Européenne de l’année » par la fondation Schwarzkopf pour son engagement en faveur de l’égalité et de l’intégration des migrants. Sur une photographie diffusée pour marquer cette distinction, elle apparaissait voilée et tenant un drapeau européen.
Commentant l’image sur le réseau social X, Marine Le Pen avait écrit : « L’Union européenne assume ses choix. Le 26 mai, c’est vous qui devrez choisir ! Pour nous, la promotion de l’islam radical, c’est NON !! ». Le message avait suscité une vague de réactions hostiles en ligne à l’encontre de l’étudiante, selon cette dernière.
Estimant avoir été publiquement visée et stigmatisée en raison de son apparence, la jeune femme avait porté plainte pour injure publique. À l’audience, la défense de Marine Le Pen avait plaidé la « réponse politique » dans le cadre d’un « débat de nature politique », sollicitant la relaxe.
La juridiction parisienne a suivi cette analyse et écarté l’infraction reprochée, mettant ainsi un terme à cette procédure engagée six ans après les faits.
Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
