Monde, Journal de l'Islamophobie

France : les soignants appelés à porter le calot en soutien à Majdouline

- À l’appel du collectif Révolution Permanente, une action de solidarité est prévue devant la Pitié-Salpêtrière pour dénoncer la répression et l’Islamophobie visant des soignantes sanctionnées pour le port du calot

Sanaa Ou Amir Ahamada  | 14.02.2026 - Mıse À Jour : 14.02.2026
France : les soignants appelés à porter le calot en soutien à Majdouline

Istanbul

AA/ Istanbul/ Sanaa Amir

Le collectif Révolution Permanente a appelé à une mobilisation le 17 février en soutien à l’infirmière Majdouline, sanctionnée pour le port du calot, ainsi qu’à l’ensemble des soignantes victimes de répression et d’Islamophobie.

« On appelle à une mobilisation le 17 février. Tout le personnel soignant doit porter un calot en soutien à Majdouline et à toutes les collègues réprimées qui subissent l’Islamophobie », a déclaré le collectif SOS soigner ou saigner lors d’un rassemblement de solidarité devant l’hôpital Tenon.

« On organisera une distribution de calots devant la Pitié le matin même », a-t-il ajouté.

Selon les organisateurs, une distribution de calots est prévue à partir de 7h devant l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, avec la participation des collectifs SOS soigner ou saigner et Santé engagée solidaire.

« Le 17 février, portons tous des calots en soutien à Majdouline et à toutes les soignantes réprimées », appellent les collectifs, dénonçant une répression ciblant des professionnelles de santé pour leurs convictions.

Infirmière depuis 2018, Majdouline avait été licenciée le 10 novembre 2025. Selon son avocat, elle « n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse », affirmant que le port du calot relevait uniquement de « sa vie privée ».

À la suite de la décision judiciaire, l’AP-HP avait indiqué « prendre acte » et annoncé vouloir adapter la sanction afin d’en garantir la proportionnalité.

Saisi en référé par la soignante, le tribunal administratif de Paris avait suspendu début janvier la décision de révocation et ordonné sa réintégration « dans un délai d’un mois », estimant que si une faute pouvait être retenue, il existait une « absence de proportion » entre celle-ci et la sanction de licenciement.

Dans une déclaration à l’AFP relayée par Le Figaro, une porte-parole de l’AP-HP a indiqué que « le jugement en référé avait reconnu la faute mais avait estimé la sanction disproportionnée », précisant que celle-ci avait donc été « modifiée », confirmant la mise à pied disciplinaire de huit mois, révélée par Mediapart.

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