AA/Desk français/Fethi Djebali
Alors que les élèves un peu partout dans le monde retournent à l’école, un chiffre record de conflits et de crises privent des millions d’enfants de leur droit à l’éducation, notamment en Afrique, indique l’Unicef, lundi, dans un communiqué.
Près de 30 millions d’enfants ne vont pas à l’école dans les pays en situation d’urgence ou touchés par des conflits, soit environ la moitié de l’ensemble des enfants non scolarisés de la planète. Des écoles ont été prises pour cible et des millions d’enfants déplacés ont été obligés d’abandonner leurs foyers et leur scolarité.
Au Libéria et en Sierra Leone, les écoles primaires et secondaires resteront fermées au moins jusqu'à la fin de l’année à cause de l’épidémie provoquée par le virus Ebola, ce qui touche plus de 3,5 millions d’enfants, révèle l’organisation de défense des droits de l’enfant.
« Pour les enfants qui vivent dans des situations d’urgence, l’école est une vraie bouée de sauvetage, » a affirmé Josephine Bourne, responsable à l’UNICEF des programmes mondiaux d’éducation, dans le communiqué.
« Sans les connaissances, les qualifications et le soutien qu’apporte l’éducation, comment ces enfants et ces jeunes peuvent-ils reconstruire leurs vies et leurs communautés ? », s’est-elle interrogée.
Un tiers des écoles ayant récemment fait l’objet d’une enquête en République centrafricaine ont reçu des tirs de balles, ont été incendiées, pillées ou occupées par des groupes armés. Des élèves et des enseignants ont été tués et enlevés au nord-est du Nigéria dont plus de 200 filles qui n’ont toujours pas été remises en liberté, rappelle l’Unicef.
Malgré le caractère essentiel les programmes d’éducation en situation d’urgence revêtent une importance capitale mais ils sont pourtant affectés par une grave pénurie de fonds, regrette l’Unicef dans le même communiqué.
« L’an dernier, les programmes mondiaux d’éducation en situation d’urgence appuyés par l’UNICEF n’ont reçu que 2 % de la totalité des fonds obtenus pour l’aide humanitaire » souligné Bourne.
« Un chiffre record de situations d’urgence signifie que plus d’enfants que jamais sont en danger et nous avons besoin de toute urgence des ressources nécessaires pour les aider. », a-t-elle conclut.