AA / Provinces égyptiennes
Des étudiants partisans du président égyptien destitué, Mohamed Morsi, ont organisé des manifestations dans plusieurs universités du pays, en signe de protestation contre le retour des « gardiens universitaires », relevant de la police, et pour dénoncer l’arrestation d’étudiants et demander le retour de Morsi au pouvoir, rapportent des correspondants d’Andalou et des témoins oculaires.
Les manifestations organisées, mardi, coïncident avec la reprise des cours, reportée depuis plus d'un mois. Elles se déroulent dans le cadre de la semaine ordonnée par les pro-Morsi sous le slogan: «Nous ne serons pas gouvernés par les sionistes et les américains », et à l’appel de « L’Alliance Nationale de soutien à la légitimité et de refus du coup d’Etat ».
Les étudiants qui ont manifesté, notamment, dans les universités du Caire, de Ain Shams (Est du Caire), Helwan (au Sud de la capitale), Alexandrie (Nord), Al-Minya, El-Fayoum, Béni Suef (Centre), Suez (Nord-Est), ont scandé des slogans hostiles au pouvoir en place et au Maréchal Al-Sissi, actuel ministre de la Défense.
Ils ont, également, revendiqué la libération des étudiants arrêtés et le retour du président Morsi. Ils surtout proclamé leur opposition au retour de la police dans l’enceinte des établissements universitaires.
Mohamed Jendouli, porte-parole du mouvement « Etudiants contre le coup d’Etat » (Pro-Morsi) a souligné à Anadolu que « cette journée sera le théâtre d’une escalade estudiantine sans précédent qui dépassera le blocage des routes et la perturbation du trafic du métro ».
Refusant de donner davantage de détails, Jendouli s’est contenté de dire : « Tout sera annoncé en son temps ».
Des étudiants de Béni Suef qui tentaient de manifester en dehors de l’enceinte universitaire ont été agressés à l'arme blanche par des inconnus, selon des témoins oculaires.
Les étudiants de « Ain Shams » sont, pas ailleurs, parvenus à quitter l’université et à manifester dans l’artère « Al-Maamoun », située à proximité du siège du ministère égyptien de la Défense.
Une décision judiciaire avait été rendue, deux semaines plus tôt, en vertu de laquelle la police retournera aux campus pour les « sécuriser et les protéger des manifestations et des actes de vandalisme ». Cependant, la décision n’a pas été mise en oeuvre jusqu’à présent.