Education, Afrique

Assises de l'Education: le Sénégal redresse son système éducatif

Au menu, la pacification de l'espace scolaire et le regain de confiance dans l'école publique.

12.02.2014 - Mıse À Jour : 12.02.2014
Assises de l'Education: le Sénégal redresse son système éducatif

AA-DAKAR- Edouard Touré

Le Sénégal s'apprête à tenir des "Assises de l'Education" pour redresser son système éducatif ", affaibli par la crise de vacation des enseignants et par le manque de confiance des populations envers l'école publique », a indiqué mardi à Anadolu le ministre de l'Education nationale Serigne Mbaye Thiam.

Les Assises de l'Education, qui se tiendront dans quelques semaines, se traduiront par la mise en place de comités régionaux qui se chargeront d'animer des plateformes régionales de concertation. Un processus qui est, pour le moment, précédé par des consultations comme avec cet atelier présidé à Dakar par le ministre de l'Education.

« Avec ces concertations ouvertes et inclusives, les autorités veulent rompre avec une plateforme de négociations impliquant une confrontation bipolaire entre le gouvernement et les syndicats. Les assises seront des concertations sincères et franches détachées de l'urgence, inscrivant la réflexion dans une temporalité longue », a poursuivi le ministre de l'Education nationale, cité par la presse locale.

Avec ces Assises qui se tiendront sur la totalité du territoire sénégalais, l'objectif est aussi de "pacifier l'espace scolaire en mettant fin aux grèves cycliques qui ternissent l'image de l'école sénégalaise ». Au Sénégal, les syndicats d'enseignants du moyen-secondaire sont souvent en grève pour réclamer l'amélioration de leurs conditions de travail. Cette année, le syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (SAEMS) et le Cadre unitaire des syndicats de l'enseignement moyen-secondaire du Sénégal (CUSEMS) animent le front, réclamant ainsi l'application intégrale des accords signés en 2009 avec le précédent régime libéral, prévoyant un certain nombre d'avantages au corps enseignant.

L'université publique sénégalaise est aussi en pleine crise. Depuis le début de l'année, les cours peinent à démarrer en raison d'un bras de fer entre l'Etat et les étudiants qui rejettent les nouvelles réformes universitaires. Ces réformes entraînent, entre autres, la hausse des frais d'inscription qui passent pour les 1er et 2ème cycle de moins de 10.000 F CFA (20.8 $) à 25.000 F CFA (52.1 $) et à 75.000 F CFA (156.3 $) pour le 3ème cycle.

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