AA/ Yaounde/ Issiaka Nguessan
CI-N’guettia Assouman, 39 printemps, est un Susscess-story ivoirien. Arès des premiers pas trébuchants dans l’univers des affaires, ce jeune homme est aujourd’hui un des plus grands commerçants de la noix de cajou. Il gère un capital de 50 millions de FCFA (106.300 usd). Sa montée remarquable de l’ascenseur social, il la doit à un labeur et à une persévérance dont il s’est souvent armé.
Pas plus tard qu’en 2000 et après avoir accompli un parcours initiatique, Assouman avait quitté Abidjan pour l’intérieur du pays, pour le poste de contrôleur-qualité des noix de cajou produites là-bas, plus précisément à Dianra (village sis au centre de la Côte d’Ivoire). Le sort, observe-t-il, a mis sur son chemin Bamba Adama. Une rencontre qui a profondément changé le cours de son destin, puisque cette nouvelle connaissance l’a proposé à son frère, Coulibaly Aboubacar, un grand commerçant de noix de cajou et de coton. Ce dernier lui a communiqué la clé de la réussite, en lui inculquant les techniques de son métier.
« Grâce au coaching de mon patron, j’ai acquis de nouvelles connaissances. M’armant d’une volonté d’acier, j’ai pu intégrer bien des marchés qui m’ont ouvert large la voie de la réussite », observe Assouman.
Travaillant jour et nuit, cet homme ambitieux a appris à voler de ses propres ailes, pour ensuite créer, en 2008, une coopérative agricole avec la collaboration d’un collègue. Il investit, ensuite, dans le transport interurbain entre Abidjan et Grand-Bassam (2e capitale ivoirienne). Il commercialise des batteries usées et de la ferraille. Il ouvre un bar très prisé. Mais, la noix de cajou est restée son « champ de prédilection ».
Avec les Indiens depuis toujours très présents en Côte d’Ivoire pour la noix de cajou dont le pays est le 1er producteur en Afrique avec un peu plus de 475 mille tonnes, il compose aujourd’hui en patron. Il est devenu une adresse connue auprès d’eux.
Enfant déjà, Assouman rêvait de devenir un jour professeur de mathématiques. Un vent à contre-courant a soufflé sur sa barque l’emmenant au royaume des anacardiers. Il en détient la couronne, il en est « fier ».