Culture et Arts

Tunisie : les "Mkhareq" de Béja, une pâtisserie spéciale qui égaie les soirées ramadanesques

Adel Bin Ibrahim Bin Elhady Elthabti  | 04.04.2024 - Mıse À Jour : 05.04.2024
Tunisie : les "Mkhareq" de Béja, une pâtisserie spéciale qui égaie les soirées ramadanesques

Tunisia

AA/Tunis/Adel Thebti

Lorsque le visiteur entre au marché de l'ancienne ville de Beja, au nord-ouest de la Tunisie, il est immédiatement attiré par la foule qui se rassemble devant les pâtissiers de "mkhariq", spécialité locale dont raffolent les Tunisiens notamment pendant le mois du Ramadan.

On s'arrête soit pour acheter ces pâtisseries locales soit pour observer le savoir-faire des artisans à l'oeuvre, un savoir-faire hérité de génération en génération.

Fabriqués à base de semoule, farine et sucre, les "Mkhareq" continuent d'être un sujet de controverse quant à leur origine.

Abdelrazak Marsaoui, un des pâtissiers les plus renommés de Béjà souligne dans une déclaration à Anadolu que l'origine de ces gâteaux est locale.

Il affirme "quand on dit Mkhareq, on dit Beja, car ce dessert aussi bien au niveau de la forme que du goût est spécifique à notre ville".

Il souligne que "Muhammad Taabouri fut le premier à fabriquer ces gâteaux en 1860. Ensuite, le métier est passé à mon grand-père, puis à mon oncle et à mon père, et plus tard à d'autres artisans qui continuent de perpétrer la tradition".

"D'ailleurs c'est ce savoir-faire qui fait la renommée de notre ville et qui nous vaut la visite de milliers de Tunisiens qui viennent de toutes les régions rien que pour acheter nos pâtisseries", ajoute Marsaoui.

De son côté, l'universitaire Zouhair ben Youssef originaire de la ville de Béja explique que les "Mkhariq" sont connus dans toute la Tunisie, notamment à Béja.

Ben Youssef, titulaire d'un doctorat en langue, littérature et civilisation arabes, ajoute dans une déclaration à Anadolu que la popularité de ces gâteaux ne se limite pas au mois de Ramadan, mais est également offerte à diverses occasions familiales, notamment lors des funérailles.

Il indique, en outre que ces pâtisseries existent aussi bien en Tunisie, en Algérie qu'en Libye sous des appellations sensiblement différentes et des goûts différents.

Il cite en outre une multitude d'histoires tirés du patrimoine oral reliant l'arrivée de cette spécialité en Tunisie à celle d'un soldat turc.

Autant de constats qui laissent planer le doute quant à l'origine de cette pâtisserie mais qui ne remettent pour autant pas en doute sa saveur unique.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın