N’zassa festival...la Côte d’Ivoire à l’heure de la mode
«Ce festival est une plateforme qui vise à favoriser l’échange entre créateurs africains de différents horizons» (organisateurs à Anadolu)

AA/Abidjan/Clarisse Bolonga
Évènement initialement dédié à la mode et au glamour, le festival N’zassa de Treichville est, également, présenté par ses organisateurs comme une «plateforme qui vise à promouvoir l’industrie de la mode et de l’habillement en Côte d’Ivoire ainsi qu’à favoriser l’échange entre créateurs africains de différents horizons».
La première édition du festival, récemment organisée à Treichville, commune d’Abidjan connue pour être «un véritable sanctuaire de la Mode» a brassé 37 créateurs africains.
Le designer Ciss Saint Moise, initiateur du festival, a précisé dans une interview à Anadolu qu'il s'agit « d'une fête dédiée au partage et à la solidarité».
Il a, en outre, expliqué que "N’zassa découle du nom N’zima qui désigne une tribu ivoirienne et qui signifie mélange, symbiose et harmonie, des concepts qui constituent les mots d'ordre de cet évènement".
A travers ce festival, Saint Moise dit «qu'il voulait surtout créer une synergie entre les créateurs africains dont la majorité viennent du Maroc, du Mozambique, de l’Afrique Centrale et d’Afrique de l’ouest ».
Fadi Maiga, créatrice de mode malienne participant à l’évènement a déclaré à Anadolu «Ce festival est une plateforme d’échange de savoir-faire et de culture et c’est ce qui lui donne toute sa valeur, l’échange et le métissage étant deux facteurs déterminants non seulement pour l’avenir du continent africain mais du monde entier».
"Cet évènement permettra le brassage culturel et l’interaction entre les créateurs africains", s’est quant à elle exprimée Emmanuelle Adjovi, designer béninoise, basée au Sénégal et qui pense que «L’avenir de l’Afrique est dans l’intégration africaine et elle passe aussi par la mode».
Outre les créateurs, plusieurs personnalités politiques et publiques ivoiriennes ont assisté aux festivités et autres défilés du festival de la mode N’zassa de Treichville.
Ciss Saint Moise a en outre relevé que les fonds collectés grâce aux contributions de plusieurs institutions publiques ivoiriennes ont été insuffisants pour organiser une cérémonie d'ouverture d'envergure et une fête populaire comme il était convenu. Il estime, toutefois « Le gouvernement ivoirien est bien conscient de l’importance du secteur de la mode en tant que secteur porteur et un volet important de l’économie du pays».
Il demeure de ce fait confiant quant à l’avenir du secteur de la mode en Côte d’ivoire et s"attendant à ce que "d’ici deux ans le secteur de la mode sera bien organisé et tous ceux qui participent à cette industrie naissante pourraont gagner leur vie".
Ydo Yao, représentant de l' UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) en Côte d’Ivoire a noté « L’UNESCO est heureuse de s’associer à ce festival car aucun développement ne peut être durable sans culture, facteur d’inclusion sociale, d’éradication de la pauvreté et de croissance économique"
Le lancement officiel du festival s’est fait en décembre dernier à Paris.
Le budget total alloué à l'organisation du festival s’élève à environ 300 millions de francs CFA (495. 000 USD).