AA/ Desk
Trois nouvelles jeunes femmes, dont une mineure, auraient subi des abus sexuels par des Casques bleus de la Mission onusienne en Centrafrique, Minusca, a annoncé mercredi à New York une porte-parole de l'ONU, Vannina Maestracci.
Il s'agit de la deuxième affaire d'abus sexuels présumé par des Casques bleus révélée depuis mardi dernier et la première révélée depuis la nomination du nouveau chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga. Amnesty International a fait état, le 11 août, d'un cas d'abus sexuels par un Casque bleu sur une fillette de 12 ans.
Trois Casques bleus sont actuellement mis en cause dans cette nouvelle affaire qui aurait eu lieu à Bambari (Centre) "il y a quelques semaines" et dont s'est saisie la Minusca pour enquête après des plaintes adressées par des membres des familles des victimes, a poursuivi le porte-parole, s'adressant à la presse, et cité par des médias locaux à Bangui.
Aucune information n'a toutefois filtré sur la nationalité des présumés coupables, ni sur la concomittence des trois viols, encore que des sources à la Minusca à Bangui ont évoqué à Anadolu qu'il s'agissait d'un "viol collectif".
L'ancien chef de la Minusca, Babacar Gaye, avait dû présenter sa démission la semaine dernière après une série de scandales relatifs à des viols présumés impliquant des Casques bleus, dans ce pays encore éprouvé par l'instabilité politique et sécuritaire, du fait d'une guerre civile qu'il a connue les deux dernières années.