AA/ Dakar/ Babacar Dione
Le gouvernement du Sénégal a annoncé la consécration d’une enveloppe de 326 millions USD et le recrutement de 3000 policiers, militaires et gendarmes, pour la sécurisation du Sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui se tient à Dakar les 29 et 30 novembre 2014.
« Ces mesures s’expliquent par les enjeux sécuritaires liés à ce rendez-vous international. Avec l’arrivée de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernements à Dakar, et compte tenu des menaces qui pèsent sur les pays de la sous-région, il a été procédé à la prise de ces décisions », a indiqué le Premier ministre du Sénégal, Mohammed Dionne, lors d’une conférence de presse, mardi soir à Dakar.
Une quarantaine de chefs d’Etat et plus de 77 délégations sont attendues au sommet de Dakar qui observera le départ de Abdou Diouf, à la tête de l’OIF depuis 2002.
Le Premier ministre a, par la même occasion, réitéré l’appel du président de la République qui a demandé à l’opposition de renoncer au meeting qu’elle envisage d’organiser le 21 novembre prochain pour décrier la gestion du régime.
« Il n y a aucun arrêté qui suspend les libertés au Sénégal…Mettons nous ensemble, puis, réglons nos contradictions », a-t-il clamé.
Dioncounda Traoré, ancien président par Intérim du Mali, La Canadienne Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale du Canada, le Mauricien Jean Claude de L’Estrac, Henri Lopes, ancien Premier ministre congolais (Brazzaville) et actuel ambassadeur à Paris, et Pierre Buyoya, l’ancien président burundais aujourd’hui haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel sont les principaux poids lourds postulant pour le poste de Secrétaire général de l’OIF pour un mandat de quatre ans, renouvelable.
L’Organisation internationale de la francophonie (OIF), telle qu’elle se définit, est une institution dont les membres (77 États et 20 observateurs) partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs comme « la diversité culturelle, la paix, la gouvernance démocratique, la consolidation de l'État de droit, la protection de l'environnement ».