AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
Trente autres des 276 lycéennes nigérianes enlevées, dans l’Etat de Borno, en avril, par le groupe extrémiste armé Boko Haram, ont échappé à leurs ravisseurs, d’après des sources locales.
« Les éléments de Boko Haram étaient partis attaquer des villages dans la zone du gouvernement local de Madagali [dans l’Etat d’Adamawa], qui longe la forêt de Sambisa, dans l’Etat de Borno, lorsque les jeunes filles, laissées sans grande surveillance, se sont enfuies » a affirmé, mercredi, le membre d’un groupe d’autodéfense local, nommé Abdul Jalal, à l’Agence Anadolu (AA).
« Elles sont en train de recevoir des soins dans un hôpital de Madagali » a ajouté Jalal.
Madagali est situé à une dizaine de kms de la forêt de Sambisa, bastion connu des éléments de Boko Haram, dans la région nord-est du Nigéria.
Le 14 avril, des hommes armés de Boko Haram avaient pris d’assaut un lycée de jeunes filles, situé à Chibok, ville de l’Etat du Borno et enlevé 276 écolières, d’après les chiffres officiels.
« Les jeunes filles ont déclaré avoir été séquestrées dans un bâtiment au milieu de la forêt de Sambisa » a confié Abdu Jalal à Anadolu.
Le membre du groupe d’auto-défense nigérian a par ailleurs révélé, d’après les témoignages des rescapées, que plus d’une trentaine de lycéennes avaient essayé de s’enfuir, mais certaines d’entre elles avaient été abattues par leurs ravisseurs.
« On ne sait pas clairement si les jeunes filles sur lesquelles les éléments de Boko Haram ont tiré sont encore vivantes » s’inquiète Jalal.
Un responsable sécuritaire à Chibok a confirmé l’évasion de la trentaine de lycéennes.
« Trente jeunes filles se sont encore échappé et sont maintenant à Madagali » a-t-il assuré, sans plus de détails, à Anadolu, en souhaitant garder l’anonymat.
Ni le gouvernement local de Borno, ni l’armée n’a souhaité répondre aux demandes de Anadolu pour confirmer l’évasion.
Si cette dernière s’avère attestée, le nombre total de fillettes à s'être échappées serait de 87, et celui des captives de 189.