Ben Amed Azize Zougmore
26 Avril 2026•Mise à jour: 26 Avril 2026
À la veille d’un vote décisif, l’Assemblée nationale est secouée par des fuites autour du rapport sur la neutralité de l’audiovisuel public, alimentant un climat de fortes tensions politiques.
Le rapporteur, Charles Alloncle, dénonce une « diffusion de fausses informations » et accuse certains élus de tenter de discréditer ses travaux, alors même que des règles strictes de confidentialité encadraient l’accès au document.
Plusieurs propositions du rapport, révélées dans la presse, portent notamment sur une réforme du financement de France Télévisions et de Radio France, ainsi que sur une réorganisation du paysage audiovisuel public, incluant un projet de fusion entre France 24 et France Info.
Le rapport doit être soumis lundi au vote des 30 membres de la commission d’enquête, après plus de quatre mois de travaux. Son adoption est une condition préalable à sa publication, attendue une semaine plus tard.
Dans ce contexte, les réactions politiques se multiplient. La présidente du groupe La France insoumise, Mathilde Panot, a défendu la nécessité d’un « audiovisuel public fort face aux milliardaires », visant notamment l’influence de grands groupes privés.
« Nous démantèlerons l’empire Bolloré en arrivant au pouvoir », a-t-elle déclaré ce dimanche dans « Questions politiques », appelant également à « poser la question de ce qui ne va pas » dans le fonctionnement actuel du secteur.
Face à la controverse, le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, a appelé au respect des règles, tandis que Yaël Braun-Pivet a été saisie pour un éventuel rappel à l’ordre.
Ces révélations pourraient peser sur le vote à venir. En cas de rejet ou de non-publication du rapport, l’ensemble des travaux de la commission, y compris les auditions, pourrait être supprimé.