AA/Addis-Abeba/Abdu Abdelkhrim Saleh
La Présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma, a condamné, dans les termes les plus forts, l'assassinat du général Adolphe Nshimirimana, le plus proche collaborateur du président burundais, dans une attaque contre sa voiture, dans la capitale, Bujumbura, dimanche.
Zuma a qualifié l’attentat, dans un communiqué publié lundi et dont Anadolu a reçu une copie, d' «acte barbare, susceptible de déstabiliser davantage le Burundi». Elle a appelé toutes les parties à faire preuve du plus haut degré de retenue et de s’abstenir d’accomplir toute action qui pourrait aggraver et compliquer une «situation déjà mauvaise».
Zuma a exhorté le gouvernement, l’opposition, et la société civile du Burundi, à «collaborer étroitement pour identifier une solution durable à la crise actuelle».
Elle a réaffirmé l'engagement de l'UA à continuer à œuvrer avec toutes les parties, pour aider à rétablir la paix et la stabilité, et à mettre fin aux souffrances du peuple burundais.
Zuma a exprimé, par ailleurs, ses sincères condoléances aux familles des victimes et au gouvernement du Burundi.
Adolphe Nshimirimana, chef des services de renseignement et principal collaborateur du Président burundais Pierre Nkurunziza, avait été assassiné, dimanche matin, par «des individus en uniformes militaires», dans la capitale Bujumbura.
Cette attaque s'inscrit dans le cycle des violences post-électorales qui secouent le pays depuis l'annonce de la réélection de Pierre Nkurunziza, le 24 juillet dernier, à un quinquennat controversé, jugé anticonstitutionnel par l'opposition et la société civile.
Ce cycle de violence post-électorale fait suite à trois mois de contestations violentes, ayant fait plus de 100 morts, selon diverses sources humanitaires et sécuritaires, pour inciter Pierre Nkurunziza à retirer sa candidature à un troisième mandat.
