AA/Kinshasa(RDC)/Al-hadji Kudra Maliro
Le Mouvement du 23-mars (m23), a démenti, lundi, dans un communiqué, être impliqué dans les massacres de la ville de Béni(Nord-kivu) qui ont fait au moins 184 morts depuis le mois d’octobre dernier.
« Tous les combattants du Mouvement du 23 Mars ont arrêté les combats et ont quitté le territoire de la République Démocratique du Congo depuis le 05 Novembre 2013. Ils sont présentement tenus par les engagements pris à travers la Déclaration du 12 décembre 2013 signée à Nairobi. Ceux de nos combattants qui sont restés en RDC s’étaient tous rendus au Gouvernement congolais et, aux dernières nouvelles, ils auraient été acheminés à un centre de cantonnement en dehors du Kivu », a indiqué le mouvement r dans le communiqué.
Ce démenti intervient trois jours après les accusations portées par le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, contre plusieurs groupes rebelles actifs dans la région du Nord-Kivu dans l’est de la RDC.
« La politique de bouc-émissaire ne peut aucunement ramener à la vie nos compatriotes injustement et inhumainement massacrés à Beni»., a ajouté le mouvement.
Au moins 184 civils ont été tués et plusieurs autres ont été blessés à Béni, depuis le début des massacres en octobre 2014, selon un communiqué de Human Rights Watch (HRW) diffusé mardi dernier.
Le gouvernement de Kinshasa avait accusé, vendredi, des membres du Mouvement du 23-Mars (M23), des groupes armées Mai-Mai et du parti Rassemblement Congolais pour la démocratie-Mouvement de Libération (RCD-KML) d’être impliqués, dans les tueries de Béni.
Le Mouvement du 23-mars, également appelé M23, est un groupe d'ex-rebelles essentiellement actif dans la région du Kivu. Leur nom provient des accords du 23 mars 2009, car les membres considèrent que le gouvernement congolais n'a pas respecté les modalités de celui-ci. Le 5 novembre 2013 , le M23 déclare qu'elle dépose les armes et deux jours plus tard, environ 1 500 membres du M23 se rendent aux autorités de l'Ouganda.
Le M23 a été accusé, par le passé, de nombreuses violences contre les populations civiles, par des ONG (Human Rights Watch), par le tribunal pénal international et par le gouvernement américain.