AA/Tunis - Fethi Djebali -
10 pays africains figurent en bas du classement du rapport 2014 de l’ONG Save the Children qui compare les conditions dans lesquelles se trouvent les mères de famille dans 178 pays de la planète, la somalie étant le pire pays pour être mère
Publié en mai de chaque année, l’Indice des mères annuel de Save the Children est devenu, depuis 2000, un outil fiable de portée internationale permettant d’indiquer les lieux où les mères et les enfants vivent dans les meilleures conditions, et ceux où ils se heurtent aux plus grandes difficultés, en utilisant les plus récentes données en matière de santé, d’éducation, de situation économique et de participation des femmes à la vie politique.
Dix pays africains occupent, encore cette année, le bas du classement .Il s’agit du Côte d’Ivoire, du Tchad, du Nigéria, du Sierra Lionne, de la Centrafrique, du Guinée Bissau, du Mali, du Niger, de la RDC et de la somalie.
Selon le rapport, 1 femme sur 15 meurt pendant la grossesse ou à l'accouchement au Tchad. Le risque est de 1 sur 16 en Somalie et 1 sur 23 au Niger et la Sierra Leone. A titre de comparaison En Estonie, en Grèce et à Singapour, en revanche, le risque de mortalité maternelle est de moins de 1 à 25 000.
Un enfant sur 7 n'atteint pas son cinquième anniversaire au Tchad, la RD Congo et Somalie. En Angola et en Sierra Leone, il est de 1 sur 6. Un enfant typique de l'Érythrée, le Niger, le Soudan du Sud et le Soudan reçoit seulement 5 ans d'éducation formelle. Enfants somaliens reçoivent moins de 2,5 années de scolarité.
« Tous les pays figurant parmi les 10 derniers ont des antécédents récents de conflit armé et sont considérés comme des États fragiles, ce qui signifie qu’ils échouent fondamentalement à remplir les fonctions nécessaires pour satisfaire les besoins et attentes de base de leurs citoyens. Six des 10 derniers pays subissent des catastrophes naturelles récurrentes », relèvent les auteurs du rapport
« Les femmes qui tentent d’échapper à un conflit doivent parfois accoucher durant leur fuite, privées d’un quelconque accès au matériel le plus rudimentaire pour assurer un accouchement salubre », poursuivent-ils
En RDC , près d’un million de femmes enceintes et allaitantes sont touchées par la malnutrition aigüe, ce qui a un grave impact sur l’état nutritionnel de leurs enfants, relève le rapport tout en estimant qu’« En République démocratique du Congo, il est statistiquement plus dangereux d’être une femme ou un enfant qu’un soldat »