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Massacre de Khodjaly, page noire de l’histoire de l’humanité

- Le dossier du parquet militaire azerbaïdjanais révèle l’horreur du massacre commis par les arméniens le 26 février 1992 dans la commune Khodjaly du Haut-Karabagh.

Ruslan Rehimov   | 27.02.2019
Massacre de Khodjaly, page noire de l’histoire de l’humanité ( İlgar Ceferov/Azertac - Anadolu Ajansı )

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AA - Bakou

Le dossier du parquet militaire azerbaïdjanais révèle l’horreur du massacre commis par les Arméniens le 26 février 1992 dans la commune Khodjaly du Haut-Karabagh. 

Les témoignages des 2 213 survivants, les quelques 800 rapports d'experts ainsi que l’ensemble des informations obtenues à partir de diverses sources montrent que la présence arménienne à Khodjaly ne se limite pas à une simple occupation du territoire. 

Le nom de 38 officiers haut gradés [majoritairement d’origine arménienne] et présents à l’époque dans la région [366ème régiment motorisé appartenant aux Soviétiques] est mentionnée dans le dossier d’investigation qui inclus également le nom de nombreux officiers arméniens. 

Alors que les officiers mentionnés dans le dossier sont accusés de crimes de guerre, les Azerbaïdjanais exigent que les criminels, à l’origine du massacre de 613 civils, soient appelés à rendre des comptes devant la justice.

Le dossier d'investigation décrit également le processus du massacre, qui constitue une page noire dans l’histoire de l’humanité. 

En 1991, à l’issue de la dissolution de l’URSS, les Arméniens ont tenté de s’emparer de Khodjaly, seule région dotée d’un aéroport et d’une importance stratégique. 

Les Arméniens, qui ont intensifié leurs attaque le 25 février 1992, ont assailli la commune avec l’aide du 366ème régiment motorisé appartenant à l’armée soviétique. 

Par les tueries de masses et les tortures infligées aux détenus, les Arméniens ont commis l’un des plus sanglants massacres du 20ème siècle. 

613 civils azerbaïdjanais dont 106 femmes, 70 personnes âgées et 63 enfants sont morts dans la commune de Khodjaly qui abritait auparavant 7 000 habitants. 

487 civils dont 76 enfants ont été grièvement blessés tandis que 1 275 personnes ont été arrêtées par les forces arméniennes. 150 d’entre elles ont disparues. 

Lors du massacre de Khodjaly, huit familles ont été complètement détruites tandis que 25 enfants ont perdu leurs deux parents et 130 autres ont perdu leur père ou mère.

Le préjudice subi par l'État azerbaïdjanais en raison de l'occupation arménienne s’élève à 170 millions dollars.

Les examens médico-légaux et les témoignages démontrent que les coupables ont écorché les victimes, amputer leurs organes et crevés leurs yeux, et ce, sans distinction de femmes et d’enfants. 

Alors que certaines des victimes ont été décapitées et brûlées, des femmes enceintes ont été bâillonnées. Les photographies prises au cours de cette période révèlent l'ampleur du massacre.

Selon l'Azerbaïdjan, ce qui s'est produit à Khodjaly constitue une violation d’un grand nombre d’accords internationaux dont la Convention de Genève de 1949, la Convention des Nations Unies sur la prévention et la répression du crime de génocide, la Convention relative aux droits civils et politiques, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que la Convention sur les droits de l'enfant. 

Selon la décision de la Cour européenne des droits de l'homme datée du 22 avril 2010, le massacre perpétré à Khodjaly est synonyme de crimes de guerre ou de l’humanité. 

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