Hatem Kattou
30 Juillet 2017•Mise à jour: 30 Juillet 2017
AA/France
La ministre française des Armées, Florence Parly, se rend dimanche et lundi au Tchad, au Niger et au Mali, dans le cadre d’un déplacement dans le Sahel, annonce un communiqué du ministère.
La ministre française qui effectuera une partie de ce déplacement conjointement avec son homologue allemande, Ursula von der Leyen, s’entretiendra notamment au Tchad avec le président Idriss Déby, au Niger avec le président Mahamadou Issoufou et au Mali avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, indique le communiqué consulté par Anadolu.
Parly "réaffirmera le soutien de la France à la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel", une force "appelée à jouer un rôle essentiel pour combattre le terrorisme et les trafics qui contribuent à l'instabilité de la région ».
"Dans les entretiens communs qu'elles auront avec leurs hôtes, au Niger et au Mali, la ministre des Armées et son homologue allemande auront par ailleurs l'occasion de marquer leur appui en équipement et en formation à la force du G5, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien de son action", poursuit le communiqué du ministère de la Défense.
La France est militairement présente dans la zone sahélo-saharienne grâce à la force "Barkhane" qui compte quelque 4 mille hommes engagés contre le terrorisme.
Elle a en outre lancé le 2 juillet dernier à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso) qui devrait démarrer dès le mois d’août avec environ 5 mille éléments fournis par les cinq pays, qui ambitionnent de doubler cet effectif à terme.
Cette force nécessite toutefois une enveloppe de 423 millions d'euros, loin d'être atteinte, les Etats-Unis s’étant particulièrement montrés réticents.
La bande sahélo-saharienne est minée par des conflits et des fauteurs de troubles de tout acabit. Des groupes extrémistes et autres indépendantistes en plus des narcotrafiquants qui se servent de la zone comme carrefour, favorisent le maintien de l’insécurité et du désordre.
Au Mali, les groupes terroristes liés à Al-Qaïda qui avaient pris, en 2012, le contrôle de larges pans du territoire Nord malien, ont été en grande partie chassés par l' intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France.
Cependant des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières qu'ils ne parviennent pas à endiguer.