Un groupe médical accuse les Forces de soutien rapide d’avoir déplacé 3.000 personnes dans l’État du Nil Bleu
- Le groupe affirme que des combattants ont détruit l’hôpital d’Al-Kurmuk ; le gouverneur évoque une situation stable le long de la frontière
Istanbul
AA / Khartoum / Adel Abdelrheem
Un réseau de médecins soudanais a accusé ce mercredi les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir déplacé environ 3.000 personnes et détruit un hôpital dans l’État du Nil Bleu, dans le sud-est du Soudan.
Le Sudan Doctors Network, un groupe médical indépendant, a indiqué que des combattants des FSR ont pénétré dans la ville d’Al-Kurmuk après de violents affrontements, pillant des structures de santé et détruisant le principal hôpital de la ville.
Dans un communiqué, le groupe a indiqué que du matériel et des fournitures médicales ont été volés et que des personnels de santé ont été agressés lors de l’attaque, laissant un membre du personnel grièvement blessé.
Le réseau a précisé que les violences ont contraint plus de 3.000 habitants, dont des femmes et des enfants, à fuir Al-Kurmuk vers la capitale de l’État, Ad-Damazin, ainsi que vers des zones voisines de l’autre côté de la frontière en Éthiopie.
Il a imputé aux commandants des FSR ce qu’il qualifie de destruction et de pillage systématiques, tandis que la force paramilitaire n’a pas immédiatement réagi à ces accusations.
Séparément, le gouverneur du Nil Bleu, Ahmed Al-Omda Badi, a indiqué que la situation dans l’État demeure stable, y compris dans les zones frontalières avec l’Éthiopie et le Soudan du Sud.
L’agence de presse officielle Sudan News Agency (SUNA) a cité Badi affirmant que des évolutions sont attendues prochainement, susceptibles d’ouvrir la voie au retour des habitants dans leurs foyers.
Lundi, les autorités soudanaises ont indiqué que l’armée avait repoussé des attaques menées par des combattants des FSR et leurs alliés du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N) contre Al-Kurmuk et des zones voisines au sud de la ville.
Depuis avril 2023, l’armée soudanaise et les RSF sont engagées dans un conflit lié à des projets d’intégration de la force paramilitaire au sein de l’armée. Les combats ont provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde, faisant des dizaines de milliers de morts et près de 13 millions de déplacés.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy
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