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Un ex-général israélien renonce à se rendre en Afrique du Sud par peur d’être arrêté pour crimes à Gaza

- Doron Almog, président de l’Agence juive pour Israël, a dirigé le Commandement sud de l’armée entre 2000 et 2003

Zein Khalil et Betul Yilmaz  | 31.08.2025 - Mıse À Jour : 31.08.2025
Un ex-général israélien renonce à se rendre en Afrique du Sud par peur d’être arrêté pour crimes à Gaza

Istanbul

AA / Istanbul / Zein Khalil et Betul Yilmaz

Un ancien commandant israélien a annulé dimanche son voyage en Afrique du Sud par crainte d’être arrêté en raison de son rôle dans la guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza, ont rapporté des médias locaux.

La radio publique israélienne KAN a indiqué que le général de division Doron Almog, actuel président de l’Agence juive pour Israël, a renoncé à sa visite prévue en Afrique du Sud, où il devait rencontrer la communauté juive locale.

Fin 2023, l’Afrique du Sud a déposé une plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ), accusant Tel-Aviv de génocide et de crimes de guerre à Gaza, en violation de la Convention de l’ONU de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Almog avait dirigé le commandement sud de l’armée israélienne entre 2000 et 2003, avant sa nomination à la tête de l’exécutif de l’Agence juive pour Israël, créée en 1929 comme bras exécutif du mouvement sioniste, chargée d’encourager l’immigration juive vers la Palestine.

En 2005, un mandat d’arrêt avait été émis contre lui au Royaume-Uni pour son implication dans la destruction de près de 50 maisons palestiniennes à Rafah, dans le sud de Gaza. Il avait alors été contraint de repartir pour Israël sans descendre de l’avion.

Plusieurs responsables et soldats israéliens font l’objet de poursuites à l’étranger par des organisations de défense des droits humains pour leur participation à des crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Depuis octobre 2023, Israël a tué plus de 63 400 Palestiniens dans l’enclave, où la campagne militaire a provoqué une destruction massive et plongé la population dans la famine.

En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Israël fait également face à un procès pour génocide devant la Cour internationale de Justice.

*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir

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