Politique, Afrique

Tunisie: Saïed déclare mettre tout en œuvre pour tenir le référendum du 25 juillet dans les meilleures conditions

- Lors d'une rencontre entre le président de la République et le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections, Farouk Bouaskar

Yosra Ouanes   | 19.05.2022
Tunisie: Saïed déclare mettre tout en œuvre pour tenir le référendum du 25 juillet dans les meilleures conditions

Tunisia

AA/Tunis

Le président tunisien Kaïs Saïed a affirmé, mercredi, qu'il mettra tout en œuvre pour tenir le référendum du 25 juillet dans les meilleures conditions et surmonter tous les obstacles en vue d’atteindre cet objectif ».

C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public par la Présidence de la République tunisienne à l’issue d'une rencontre entre Saïed et le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Farouk Bouaskar, au Palais de Carthage.

L’Isie est une instance constitutionnelle qui a organisé et supervisé les élections en Tunisie depuis octobre 2011. Le conseil de l’Isie est composé de neuf membres « intègres, indépendants, et compétents », élus à la majorité des deux tiers des membres de l’assemblée législative par vote secret uninominal en tours successifs jusqu'à pleine composition. Le mandat de chaque membre du conseil de l'Isie est fixé à une durée de six ans non renouvelable, alors que le renouvellement de la composition du conseil de l’instance se fait par tiers tous les deux ans.

La nouvelle Isie est présidée par Farouk Bouaskar, membre de l'ancienne instance.

La nouvelle composition comprend six membres, il s'agit de Sami Ben Slama et Mohamed Tlili Mansri (deux membres de l'ancienne instance), Habib Rebii (magistrat de l'ordre judiciaire), Maher Jedidi (magistrat de l'ordre administratif), Mahmoud Ouaer (magistrat de l'ordre financier), et Mohamed Naoufel Frikha (ingénieur spécialiste en matière de systèmes d'information et de sécurité informatique).

Les préparatifs en cours pour tenir le référendum prévu le 25 juillet 2022, ont été au centre de la rencontre, indique le communiqué.

Les deux parties ont également évoqué « certaines difficultés à aplanir pour que le peuple tunisien, seul détenteur de la souveraineté, puisse exprimer sa volonté ».

Saïed avait lancé, à la mi-janvier, une consultation nationale électronique visant à « renforcer la participation des citoyens au processus de transition démocratique », qui sera suivie d’un référendum prévu le 25 juillet 2022 sur la nature du système politique et des réformes constitutionnelles. Des élections législatives anticipées se tiendront en Tunisie en date du 17 décembre 2022, après révision de la loi électorale.

La majorité des forces politiques et sociales tunisiennes, rejette les décisions de Saïed, qu'elle considère comme étant « un coup d'Etat contre la Constitution », tandis que d'autres partis les soutiennent, estimant qu'il s'agit d'une « restauration du processus de la Révolution » de 2011.

Saïed, qui avait entamé un mandat présidentiel de cinq ans en 2019, a dit que ses décisions sont des mesures prises dans le cadre de la Constitution pour protéger l'Etat « d'un péril imminent », mettant l'accent sur la préservation des droits et des libertés.


*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail

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