Afrique

Tunisie: mouvements de protestation et grèves dans plusieurs gouvernorats pour exiger des emplois

- Menés par des jeunes chômeurs, les mouvements de protestation ont touché quatre gouvernorats

Majdi Ismail   | 25.11.2020
Tunisie: mouvements de protestation et grèves dans plusieurs gouvernorats pour exiger des emplois

Tunisia

AA/ Tunis

Des mouvements de protestation et des grèves simultanés, se sont récemment étendus en Tunisie, et ont touché plusieurs secteurs, pour exiger des réponses aux demandes de développement et améliorer les conditions économiques des régions de l’intérieur.

La crise d’« El-Kamour », a pris fin il y a deux semaines par la réouverture des installations pétrolières dans le gouvernorat de Tataouine (sud), après que le gouvernement de Hichem Mechichi ait parvenu à un accord avec les manifestants, qui prévoit le redémarrage des installations pétrolières en échange de centaines d’emplois pour les jeunes de la région.

Cet accord a attisé des tensions sociales dans différentes régions de la Tunisie, à travers des mouvements de protestation de chômeurs et d’activistes civils, exigeant des emplois et l’amélioration des conditions économiques et sociales.

Les mouvements de protestation ont touché, les gouvernorats de Kairouan (centre), Gabès (sud), Kasserine (centre-ouest), Kef et Béja (nord-ouest), où les associations civiles et les protestataires, menacent de bloquer les routes, si les moyens d'améliorer les conditions de développement et sociales n'étaient pas étudiés.

Dans les gouvernorats de Jendouba et de Kef, des manifestants ont bloqué les routes qui mènent aux centres des deux villes avec des pierres et des pneus en flamme, pour exiger le développement, l’emploi et l’amélioration des infrastructures.

Dans le gouvernorat de Tozeur (sud-ouest), les chômeurs ont observé un sit-in, pour revendiquer le droit de la région au développement et à l’examen des conditions économiques et sociales, précaires.

La grogne sociale a touché également le gouvernorat de Gabes, où des protestataires de la coordination du sit-in « El Soumoud 2 », ont bloqué l’accès au Groupe Chimique Tunisien (entreprise étatique), ce qui a entravé la fourniture de bouteilles de gaz domestique dans plusieurs régions.

Les protestataires de la coordination du sit-in « El Soumoud 2 », exigent l’activation des décisions gouvernementales antérieures concernant le gouvernorat et ses habitants, liées à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions sociales et de développement.

Les sit-inneurs du champ pétrolier « Douleb », situé dans le gouvernorat de Kasserine (centre-ouest), se sont introduits dans le siège d’une compagnie pétrolière pour fermer la vanne de pompage, déclarant qu’ils poursuivront leurs protestations jusqu’à ce que leur région ait sa part du développement et de l’emploi, de la partie gouvernementale.

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), fait état dans son rapport mensuel, d’une hausse de 16% des protestations sociales en Tunisie pour le mois d’octobre dernier, où 870 mouvements de protestation ont été enregistrés.

Le rapport a souligné que plus de 120 mouvements de protestation enregistrés le mois dernier, n’étaient pas aléatoires mais orientés pour revendiquer le développement et l’emploi. Le rapport du FTDES estime que ces données augmentent le degré d’alerte face aux craintes sérieuses quant à la capacité du gouvernement de désamorcer le climat de tension.


Traduit de l’arabe par Majdi Ismail







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