Lassaad Ben Ahmed
05 Octobre 2020•Mise à jour: 05 Octobre 2020
AA / Lomé / Alphonse Logo
L’opposition togolaise a dénoncé « une entrave du gouvernement aux activités politiques dans le pays», après que les forces de sécurités aient empêchées la tenue, dimanche, du premier meeting post présidentielle du 22 février 2020 de la 2e force politique au Togo.
Cette deuxième force politique, c’est la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), un regroupement de partis politiques de l’opposition et d’associations de la société civile qui avaient soutenu la candidature de l’ancien Premier ministre Kodjo Agbéyomé.
« Il n’est pas normal que l’autorité publique nous signifie une interdiction de cette activité politique alors que dans la lettre d’information, que nous lui avions envoyée, c’est clairement signifié que le meeting allait se tenir dans le respect des mesures barrières tout comme on le voit ailleurs. Mais sur la base de ce motif, ils ont déployé des forces de sécurités pour boucler la zone du meeting», a expliqué à Anadolu Fulbert Atisso, président du parti Togo Autrement, membre de la DMK.
Le gouvernement, au-delà du motif de la pandémie Covid-19, a estimé, dans une lettre envoyée à cette Dynamique la semaine d’avant le meeting, que « ce regroupement n’avait aucune base légale » et que l’objet du meeting ne lui avait pas été signifié.
«Des argument fallacieux et infondés d’un gouvernement sans légitimité pour empêcher les partis de l’opposition de dérouler leurs activités politiques», a dénoncé Fulbert Atisso soutenant que tous les partis politiques organisateurs de ce meeting étaient légalement constitués et que la lettre d’information déposée au ministère de l’administration territoriale a bien signifié qu’il s’agit «d’un meeting d’information sur la situation politique actuelle du pays».
La dynamique affirme qu’elle ne s’avoue pas vaincue. Fulbert Atisso a promis de relancer d’autres activités politiques et a même appelé les autres formations politiques de l’opposition à l’action pour dénoncer «cette tendance du gouvernement à restreindre d’avantage les libertés politiques dans le pays».
Au ministère de la Sécurité, on affirme que «respect doit être donné à la décision du gouvernement» sans plus de détails.
«Si les organisateurs étaient eux-mêmes responsables, ils ne programmeraient pas une telle activité en ce moment de pandémie», avaient déjà justifié quelques jours plus tôt les mêmes autorités sécuritaires cités par des médias locaux.