Lassaad Ben Ahmed
04 Octobre 2017•Mise à jour: 05 Octobre 2017
AA/ Lomé/ Alphonse LOGO
Un braquage au grand marché de Lomé a fait selon un bilan officiel cinq morts et onze blessés, dont deux malfrats, a-t-on appris, mercredi, de source officielle.
L’information a été donnée, mardi, par Col Yark Damehame, ministre de la Sécurité et de la Protection civile au journal télévisé de la chaîne de télévision togolaise.
Le communiqué du ministre précise que parmi les cinq personnes ayant trouvé la mort dans cette fusillade, figure "un cambiste abattu par les malfrats". "Un autre cambiste et une autre personne" ont été également tués dans les bousculades, tandis que "deux malfrats ont été lynchés à mort, surplace, par les populations".
Les 11 blessés sont actuellement hospitalisés au CHU Sylvanus Olympio et autres centres de soins de Lomé.
Les autres malfrats, deux selon des témoins, ont pris la fuite en tirant en l’air, vue la pression populaire, laissant derrière eux «une moto immatriculée TG 5072 BI, 5 chargeurs de fusils automatiques AK45 et AK47 ainsi que des cartouches de 7,62 millimètres».
«Au cours de leur repli, les bandits ont tiré des coups de feu en l'air pour se dégager, puis prendre sous la menace à hauteur du marché de Bè, la moto d’un docker avec laquelle ils se sont enfuis tout en abandonnant, également, une autre moto de marque Haojue immatriculée TG O647 BX», ajoute le ministre de la Sécurité et de la protection civile, qui a salué au passage «le courage» des ses concitoyens ayant permis de neutraliser deux malfrats et demandant la collaboration de la population pour mettre la main sur les malfrats en fuite.
Ce braquage qui a semé la panique a eu lieu précisément dans les parages de la Pharmacie populaire sur l’avenue Sylvanus Olympio au marché d’Adawlato, om se trouvent de grandes boutiques et qui dessert également l’agence principale d'Ecobank, la banque Panafricaine.
Une enquête est immédiatement ouverte et «les investigations en cours, n’ont pas encore permis d’établir si les malfrats ont réussi à emporter des sommes d’argent ou non», ou encore, si c’est la banque qui était visée.