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Tebboune : "La France a assassiné la moitié de la population algérienne et ses crimes sont imprescriptibles"

Dans un message adressé par le président algérien à son peuple à l’occasion du 75ème anniversaire des massacres du 8 mai 1945.

Mona Saanouni   | 07.05.2020
Tebboune : "La France a assassiné la moitié de la population algérienne et ses crimes sont imprescriptibles"

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AA / Alger / Abderrazak Ben Abdallah

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a souligné, jeudi, que le colonialisme français a assassiné, durant 132 ans (1830-2962), la moitié de la population de son pays, martelant qu’il s’agit de « crimes imprescriptibles », a rapporté l’agence de presse algérienne (APS, Officiel).

C’est ce qui ressort d’un message adressé par Tebboune au peuple algérien à l’occasion de la commémoration du 75ème anniversaire des massacres du 8 mai 1945 perpétrés par l’armée coloniale contre des manifestants pacifiques algériens.

Le 8 mai 1945, les forces d’occupation françaises ont commis d’horribles massacres dans les régions de Sétif, de Guelma et de Kharrata, à plus de 300 kilomètres à l’est de la capitale Alger. Ces massacres ont fait 45 mille martyrs, selon des estimations officielles.

« La répression sanglante et sauvage perpétrée par l’occupation coloniale brutale demeurera une tâche indélébile sur le front des forces de l’occupation qui ont commis à l’endroit de notre peuple, durant 132 ans, des crimes imprescriptibles, en dépit des multiples tentatives de les blanchir », martèle le président algérien.

Et Tebboune de poursuivre : « Le nombre des victimes des crimes de la colonisation dépasse les 5,5 millions de personnes, toutes tranches d’âges confondues, soit plus de la moitié de la population algérienne » (à cette époque).

Le président algérien a qualifié les crimes coloniaux de crimes « contre l’Humanité, contraires aux valeurs civilisationnelles, dès lors qu’elles ont été fondées sur l’épuration ethnique pour remplacer la population autochtone par des étrangers ».

Il a considéré que ces crimes se basent sur « l’acculturation de l’homme algérien, sur le pillage de ses richesses, et sur l’annihilation de sa personnalité avec tous ses attributs ».

L’Algérie revendique depuis plusieurs années la reconnaissance, les excuses et les indemnisations de la France pour ses crimes coloniaux. Paris réagit à chaque fois en demandant de tourner la page du passé et de se tourner vers l’avenir.
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