Fatma Bendhaou
17 Mars 2021•Mise à jour: 17 Mars 2021
AA/ Peter Kum
Le jeune leader du mouvement « Les Transformateurs », Succès Masra, a annoncé, mercredi, une série de manifestations pour revendiquer l’alternance à la présidence du Tchad.
« L’acte 7 de la marche du peuple aura bel et bien ce samedi », a affirmé Masra aux nombreuses personnes, dont des militants des Transformateurs ou des associations de la société civile et des représentants des médias, qui ont rempli le siège du parti pour écouter le compte rendu de sa rencontre mardi avec le président Idriss Déby.
« Dans le cadre de notre lutte pour l’alternance à la tête de l’État, nous allons poursuivre nos manifestations tous les samedis car, marcher est un droit qui ne peut faire l’objet de négociation », a-t-il martelé à son audience.
« D’ailleurs, nous avons parlé avec le président Déby de la nécessité d’un dialogue politique pour une alternance revendiquée par le peuple » a -t-il indiqué.
« Le président nous a rassuré qu’il n’était pas opposé et nous lui avons dit que nous ne pourrons pas parler seuls. Nous irons vers toutes les forces vives et lui reviendront dans les jours à venir avec des propositions. C’est pour cette raison que je suis devant vous ce jour », a souligné le leader des Transformateurs.
Il faut rappeler que la rencontre entre Déby et Masra survient six semaines après des manifestations initiées par cette figure montante de l'opposition. Ces manifestations non-autorisées réclamant une alternance au pouvoir ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre.
D’après Masra, plus de 200 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations lancées début février.
La rencontre de mardi avec Déby fut l’occasion pour Masra de demander la libération sans conditions des personnes arrêtées lors des manifestations.
Succès Masra, 38 ans, a vu sa candidature pour la présidentielle invalidée car il n’a pas atteint l'âge minimal requis (40 ans).
Pour la présidentielle du 11 avril, dix-sept personnes, dont Idriss Déby, avaient déposé leur candidature à la présidentielle mais la Cour suprême en a invalidé sept, puis quatre se sont retirés de la course.