Afrique

Tchad : Le mouvement rebelle FACT accuse le gouvernement d’exécutions extrajudiciaires de ses combattants

- Une « tentative vaine de décrédibilisation » des nouvelles autorités, affirme le porte-parole du gouvernement tchadien

Fatma Bendhaou   | 28.07.2021
Tchad : Le mouvement rebelle FACT accuse le gouvernement d’exécutions extrajudiciaires de ses combattants

Cameroon

AA/ Peter Kum
Le mouvement rebelle tchadien, Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), a annoncé mercredi dans un communiqué qu’au moins dix de ses combattants constitués prisonniers de guerre avaient été sommairement exécutés par le Conseil militaire de Transition (CMT).

« Depuis les événements dramatiques qu’a traversé notre pays en avril dernier, les auteurs du coup d’Etat ayant installé le CMT au pouvoir se livrent à des exécutions extrajudiciaires, aux tortures et autres traitements dégradants et inhumains des combattants du FACT faits prisonniers de guerre », a relevé le FACT dans son communiqué.
D’après le mouvement rebelle, « le dernier des traitements inhumains et dégradants infligés aux prisonniers de guerre du FACT » en date, remonte au sort infligé au combattant Ngarial Wongoto Modeste, « président du Parti politique : l’Union Nationale pour la Démocratie et le Socialisme (UNDS) jusqu’à son engagement au sein du FACT ».
Dans un tweet, mardi, le FACT a annoncé la mort du « prisonnier de guerre du FACT Wongoto Modeste » qui selon le mouvement rebelle, « est décédé suite aux tortures subies en détention ».
« L’assassinat du camarade Wongoto Modeste rejoint ainsi la liste déjà longue et non exhaustive de nos camarades assassinés en prison », a relevé le FACT qui par la suite fait un listing de dix de ses combattants qui seraient morts en détention.
Le mouvement rebelle a fait appel « à l’ONU, à l’Union africaine, aux organisations des droits de l’homme afin que toute la lumière soit faite sur ces assassinats, que les responsabilités soient dégagées et que justice soit rendue aux victimes dans le strict respect de la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre et celle contre la torture dont le Tchad est signataire ».
En juin dernier, quatre organisations de défense des droits humains avaient affirmé dans un dossier fourni au nouveau procureur de la Cour pénale internationale (CPI) que depuis quelques mois, l'armée tchadienne a commis des crimes de guerre contre la rébellion du FACT, ainsi que des crimes contre des civils depuis la prise en main du pays par le Conseil militaire de Transition à la suite de la mort du Président Idriss Déby.
Une « tentative vaine de décrédibilisation » des nouvelles autorités, avait, pour sa part, souligné dans un communiqué Abderaman Koulamallah, ministre de la Communication du Tchad et porte-parole du gouvernement. « Nous sommes sereins, nous n’avons absolument rien à nous reprocher. »
« Les organisations de droit de l’homme sont allées visiter des prisonniers du FACT dans des prisons régulières, les prisonniers politiques sont respectés. Quant aux populations civiles, ce sont des informations tout à fait infondées. On cherche à décrédibiliser, en vain, notre gouvernement et ça ne marchera pas », a-t-il affirmé.

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