Lassaad Ben Ahmed
02 Mai 2018•Mise à jour: 02 Mai 2018
AA / N’Djamena / Mahamat Ramadane
La Banque mondiale a approuvé un don de 41 millions de dollars au profit du gouvernement tchadien, d’après un communiqué publié, mercredi, par le bureau de la BM au Tchad.
Ce don, accordé via l’Association internationale de développement (IDA), servira à promouvoir le recours à l’innovation technologique dans le secteur agricole, pour augmenter durablement la productivité et assurer la résilience, face aux changements climatiques dans les zones ciblées.
«Le Projet de renforcement de la productivité agricole et résilience au climat (Propad) cherche à améliorer l'accès aux technologies adaptées et appropriées aux systèmes de production rurale et à accélérer leur adoption dans la Zone agro écologique (ZAE) soudanaise», précise le communiqué.
Le projet entend, aussi, renforcer la résilience aux aléas climatiques, en permettant aux exploitants de prendre des décisions éclairées et d’anticiper les phénomènes climatiques.
Selon la Banque Mondiale, le Propad bénéficiera à près de 360 000 personnes et cible en priorité les petits exploitants qui cultivent annuellement entre 1 et 5 ha de terres.
Outre l’amélioration de la sécurité alimentaire et la nutrition des ménages ruraux, il vise à accroître leurs revenus et à leur permettre de commercialiser une plus grande part de leur production.
«Alors que le Tchad possède une superficie agricole totale de plus de 49 millions d'hectares, seuls 6% sont actuellement cultivés. De même, seuls 9% des ressources disponibles en eau sont exploitées et moins de 1% des terres agricoles sont irriguées», explique Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad.
«Le projet sera déployé dans des zones où vit près de 1,5 million de personnes, soit plus de 11% de la population totale du pays», a souligné Francois Nankobogo, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad.
Francois Nankobogo précise que les régions ciblées sont, en outre, caractérisées par des taux de pauvreté élevés, estimés à 70,9% dans le Mandoul, à 61,4% au Moyen-Chari et à 48,4% au Salamat. Toutes ces régions se situent dans le sud du pays.
Dans ces communautés, le taux moyen de fécondité est estimé à environ 6,5 enfants par femme.