Sud-est de la RDC: Plus de 3 000 ménages "sans abris" après un incendie (ONU)
-Un incendie "accidentel" a fait deux morts et une vingtaine de blessés samedi dernier dans un camp de déplacés situé dans le sud-est du pays
Esma Ben Said
13 Septembre 2017•Mise à jour: 13 Septembre 2017
Congo, The Democratic Republic of the
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Plus de 3 000 ménages d’un camp de déplacés dans le Sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) sont sans abris après un incendie "accidentel" déclaré samedi dernier, a alerté mercredi, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).
Pendant l’incendie dans le camp de Kalonda en province du Tanganyika, deux personnes "ont trouvé la mort" et deux autres ont "succombé plus tard à l’hôpital" […] alors que 23 autres personnes souffrant de graves brûlures ont été transférées à l’Hôpital" a écrit Ocha dans un communiqué parvenu à Anadolu.
Le feu a détruit les installations sanitaires érigées dans ce site, indique le même texte renseignant que cet incendie est le troisième dans le même site depuis sa création en février 2017.
Au moins cinq camps de déplacés ont connu des incendies depuis le mois d’avril, selon Ocha qui fait savoir que les familles affectées avaient besoin d’abris, de vivres et d’articles ménagers.
La province du Tanganyika dans le Sud-est de la RDC est le théâtre de violences sanglantes opposant les communautés Bantou et Pygmée. Après un long cycle de violences, les deux communautés avaient signé en février dernier, un pacte de paix à l’issue d’un dialogue social mené par Kinshasa et la société civile.
Mais les violences entre Pygmée et Bantou n’ont pratiquement pas cessé. Peuple "nomade", "chasseur" et "minoritaire" en RDC, les pygmées dénoncent une "marginalisation et une discrimination" dont ils seraient victimes depuis des décennies, de la part des Bantous, dans le Sud-est congolais.
Les violences entre les deux communautés ont jusqu’à janvier 2017 fait, plus de 150 morts et plus de 205 blessés, selon l’ONU.