Hajer Cherni
22 Décembre 2020•Mise à jour: 23 Décembre 2020
AA / Khartoum
Une délégation éthiopienne, conduite par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Yemek Mekonnen, est arrivée mardi dans la capitale soudanaise, Khartoum, pour discuter de la question de la démarcation de la frontière entre les deux pays.
Selon un communiqué publié par le Conseil des ministres soudanais, la visite de la délégation éthiopienne intervient dans le cadre de la "reprise des réunions du Comité politique suprême pour les frontières entre les deux pays, qui se tiendront pendant deux jours".
"La résolution des problèmes frontaliers entre les deux pays à travers les cadres existants et sur la base des documents convenus et signés, ainsi que la fixation d'une date pour le début des travaux sur le terrain pour démarquer les frontières, sont à l'ordre du jour de ces réunions", indique le communiqué.
Et de rappeler que le comité politique conjoint des frontières entre les deux pays a tenu ses réunions à Addis-Abeba, en mai dernier, où il a été convenu de créer un environnement propice à la résolution des problèmes frontaliers, à la lutte contre les activités illégales et à assurer de la sécurité des citoyens le long de la zone frontalière entre les deux pays.
Le Premier ministre soudanais, Abdullah Hamdok, s'est entretenu, dimanche, avec son homologue éthiopien, Abiy Ahmed, en marge du sommet de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). La démarcation des frontières entre les deux pays était à l'ordre du jour de leur rencontre.
Samedi, le Soudan a annoncé l'envoi de renforts militaires importants à la frontière avec l'Éthiopie, pour récupérer ses terres usurpées dans l'État d’Al-Qadarif, à l'est du pays, selon l'agence de presse officielle soudanaise.
L'armée soudanaise a, pour sa part, annoncé, mercredi, avoir subi des dégâts humains et matériels, suite à une attaque dont ses forces ont fait l'objet. Ladite attaque a été attribuée à une milice éthiopienne opérant dans des terres proches de la zone "Al-Fashaqa".
De son côté, Abiy Ahmed a écrit jeudi sur Twitter : "Addis-Abeba et Khartoum se sont toujours appuyés sur le dialogue pour résoudre les problèmes. Ceux qui tentent de susciter des désaccords ne sont pas conscients de la force de nos liens historiques."
La région en question est le théâtre de violences depuis 26 ans entre agriculteurs des deux pays, particulièrement pendant la saison des pluies.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni