Soudan : le Vice-Président du Conseil de Souveraineté se rend en Russie pour renforcer les relations
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Sudan
AA / Soudan
Le vice-Président du Conseil de Souveraineté, Mohamed Hamdan Dogolo alias Hemidti, a entamé, mercredi, une visite dans la capitale russe, Moscou, pour renforcer les relations et discuter des questions régionales et internationales.
C'est ce qui ressort du communiqué du Conseil de souveraineté, en conjonction avec l'escalade des tensions militaires à la frontière russo-ukrainienne.
"Le vice-Président du Conseil de souveraineté s'est rendu dans la capitale russe, Moscou, pour une visite officielle (durée non déterminée) à l'invitation du gouvernement russe, indique le communiqué. La visite s'inscrit dans le cadre de l'échange de visions et de la discussion des moyens de développer et de renforcer les aspects de la coopération entre le Soudan et la Russie dans divers domaines."
Le Conseil de souveraineté a souligné que "les questions bilatérales, régionales et internationales d'intérêt commun seront également évoquées et que Hemidti devrait s'entretenir avec un certain nombre de responsables en Russie (sans les citer)".
Hemedti est accompagné d'une délégation qui comprend les ministres des Finances, Gibril Ibrahim, de l'Agriculture, Abu Bakr Al-Bushra, de l'Énergie, Muhammed Abdullah Mahmoud, des Minéraux, Mohammed Bashir Abu Namou, du sous-Secrétaire du ministère des Affaires étrangères, Nader Al-Tayeb et du président de la Fédération des chambres de commerce Nader Al-Hilali.
Cette visite intervient suite à l'escalade de la crise à Moscou et à Kiev après la première reconnaissance de l'indépendance des régions de Donetsk et de Louhansk vis-à-vis de l'Ukraine, qui étaient sous le contrôle des séparatistes pro-russes, dans un contexte d’opposition internationale généralisée à cette décision.
La Russie soutient les mesures prises par le commandant de l'armée soudanaise, Abdel Fattah Al-Burhan, depuis le 25 octobre dernier, notamment la déclaration de l'état d'urgence, la dissolution des conseils de souveraineté et des ministres de transition et l'arrestation de dirigeants et de responsables de partis. Les forces politiques considèrent ces dispositions comme "un coup d'État militaire".
Le 27 octobre 2021, la Russie avait estimé que ce qui s'était passé au Soudan "pourrait être un transfert de pouvoir et non un coup d'État militaire", accusant les parties qui refusent le contrôle du pouvoir par l'armée à Khartoum de "commettre des actes de violence".
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad
