Mohamed Al-Khatem
11 Avril 2016•Mise à jour: 12 Avril 2016
AA/ Khartoum/
Les bureaux de vote, se sont ouverts, lundi matin, au Soudan, pour le référendum sur le statut administratif de la région troublée du Darfour, dans l'ouest du pays.
Les électeurs sont appelés à choisir, lors du référendum, entre le maintien du statut administratif actuel, avec la division de la zone Darfour en cinq provinces, ou leur intégration en une seule province.
Environ 3,5 millions de personnes sont en droit de participer au scrutin qui a commencé à 08:30 heure locale (05h30 GMT), et qui se poursuivra durant trois jours. Les forces de sécurité se sont déployées dans toutes les villes où se tient le référendum, en particulier à "El Fasher," la plus grande cité de la région.
Le référendum a été organisé en vertu d'un accord de paix signé par le gouvernement en juillet 2011 avec le mouvement pour la «libération et la justice », sous l’égide du Qatar.
L’initiative a été, cependant, refusée, par les trois principaux mouvements rebelles, à savoir celui de la « justice et de l’égalité», dirigé par Jibril Ibrahim, « l’Armée de libération du Soudan », dirigée par Minni Minnawi, et le mouvement pour la «libération du Soudan», dirigé par Abdelwahed al-Nour.
Le Parti du Congrès national au pouvoir, a mené une campagne pour inciter les électeurs à choisir le système des cinq provinces. Pour sa part, le mouvement pour la Libération et la justice, a appelé ses partisans à voter pour l’intégration de la zone en une seule province. Quant aux trois mouvements rebelles qui combattent encore le gouvernement, ils ont exhorté leurs fidèles à boycotter le référendum.
La décision prise en 1994, par le gouvernement soudanais, dirigé par le président Omar Al-Béchir, de diviser le Darfour en plusieurs provinces, est l’une des raisons qui ont entraîné le déclenchement d’une rébellion armée, en 2003.
Environ 300 mille personnes ont été tuées dans les combats, et près de 2,5 millions d’autres ont été déplacées, selon les chiffres des Nations Unies, refusés par Khartoum, qui affirme que les affrontements ont fait 10 mille morts.