Soudan du Sud : Le président ougandais participe aux réunions du SPLM
Museveni devrait également, rencontrer son homologue sud-soudanais, Salva Kiir Mayardit, pour examiner des questions relatives à l’unification du parti au pouvoir ainsi que le processus de paix.
Atem Simon Mabior Ajaang
03 Mai 2018•Mise à jour: 04 Mai 2018
AnkaraAA/ Djouba/ Atem Simon Mabior
Le président ougandais, Yoweri Museveni, devrait participer aux réunions tenues par le Conseil du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, au pouvoir) dont l’objectif est d’unifier le parti au pouvoir en Soudan du Sud.
Museveni était arrivé, plus tôt dans la journée, à la capitale Djouba, pour participer aux réunions qui commencent jeudi et dureront 3 jours. Il devrait prononcer un discours pour explique les efforts consentis par l’Ouganda à cet égard.
Les réunions devraient discuter des mesures à prendre pour unifier le SPLM, divisé en trois factions pendant la crise à l'origine d'une guerre civile en 2013.
Le président ougandais devrait, également, rencontrer son homologue sud-soudanais, Salva Kiir Mayardit, pour examiner des questions relatives à l’unification du parti au pouvoir ainsi que le processus de paix.
Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Chokri, participe, également, aux réunions. En effet, Le Caire avait accueilli, en novembre dernier, les réunions de l'unification des factions du SPLM.
Les factions du SPLM à Djouba (le gouvernement, l’opposition, les anciens détenus) avaient convenu, en janvier 2015 en Tanzanie, d’unifier le parti. Les articles de l’accord stipulaient le retour des membres destitués à leurs postes, la révision de la constitution du parti, la restructuration des institutions ainsi qu’un ensemble de réformes du parti et du gouvernement.
Il est à noter que les délégations de l’opposition armée fidèle à l'ancien vice-président, Riek Machar, ainsi que de la faction des anciens détenus n’ont pas participé aux réunions de jeudi.
Le Soudan du Sud, séparé du Soudan par référendum en 2011, souffre, depuis 2013, d'une guerre civile entre les forces gouvernementales et les forces de l'opposition menées par l'ancien vice-président Riek Machar.
La guerre a fait environ 10 mille morts et a contraint des centaines de milliers de civils à l’exil. Un accord de paix conclu en août 2015 n’est pas parvenu à mettre fin au conflit.