Afrique

Somalie : Le premier ministre interdit l'utilisation des fonds publics sans son approbation

- L'ordre vient dans un contexte de crise politique croissante entre le président somalien et son premier ministre.

Ekip   | 13.09.2021
Somalie : Le premier ministre interdit l'utilisation des fonds publics sans son approbation

Somalia

Mogadiscio, Somalie (AA) - Le Premier ministre somalien Mohamed Roble a informé dimanche le ministère des Finances qu'il avait suspendu tout retrait de fonds des comptes du gouvernement sans son consentement.

Dans une lettre adressée aux responsables du ministère des Finances, au gouverneur de la Banque centrale et au trésorier national, Roble a déclaré qu'il avait pris cette décision en raison de la période de transition et par mesure de précaution, notant que l'ordre s'étendait également à tous les fonds provenant du Fonds monétaire international (FMI).

« Compte tenu de la transition du pays et de la nécessité d'accorder plus d'attention au processus de décaissement et à l'utilisation des DTS [Droits de tirage spéciaux] du FMI, le Premier ministre du FGS [Gouvernement fédéral de la Somalie] a chargé le ministère des Finances et les personnes visées dans ce lettre qu'aucune dépense de quelque nature que ce soit ne peut être effectuée sans le consentement du Premier ministre somalien », indique le courrier du chef de gouvernement somalien.

Roble a ajouté que toute dépense du gouvernement devait être approuvée par sa personne, y compris "les salaires des soldats et du personnel, les rations militaires, les projets et toutes autres dépenses nécessaires au service du gouvernement".

Cette décision intervient dans le contexte d'une lutte de pouvoir entre Roble et le président Mohamed Farmaajo, qui s'est encore intensifiée lorsque le nouveau ministre de la Sécurité intérieure du pays, Abdullahi Mohamed Nur, a pris ses fonctions jeudi.

Mercredi soir, Roble a limogé le ministre de la Sécurité Hassan Hundubey Jimale et l'a remplacé par Nur, un critique de Farmajo.

La crise croissante entre les principaux dirigeants politiques a attiré l'attention des missions étrangères dans un contexte de tensions politiques accrues dans le pays. Les missions étrangères et l'Organisation des Nations Unies (ONU) ont appelé les deux dirigeants à résoudre leurs différends, affirmant que la rupture pourrait faire dérailler le processus électoral en cours.

Le président Farmajo et le Premier ministre Roble se sont rencontrés samedi pour trouver une solution à leur différend lors d'une réunion qui s'est conclue sans aucun accord, les deux étant en rupture sur la plupart des questions, y compris les pouvoirs constitutionnels.



* Traduit de l'anglais par Ümit Dönmez

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