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Responsable onusienne: "vers une solution alternative pour résoudre la crise libyenne"

- La Conseillère spéciale du Secrétaire général pour la Libye, Stéphanie Williams, a estimé que les pourparlers tenus en Egypte et à Genève sont insuffisants pour entamer des élections libyennes.

1 23   | 30.06.2022
Responsable onusienne: "vers une solution alternative pour résoudre la crise libyenne"

Istanbul

AA/Ankara

La Conseillère spéciale du Secrétaire général pour la Libye, Stéphanie Williams, a révélé qu'elle est à la recherche d'une alternative pour résoudre la crise libyenne, après que les négociations entre des chefs de la Chambre des représentants et de l'État n'ont donné aucun résultat.

C'est ce qui ressort d'un communiqué sur les conclusions des pourparlers entre les chefs de la Chambre des Représentants libyenne, Aguila Saleh, et Khalid al-Mishri, à Genève.

A l'invitation de Williams, des réunions ont débuté, mardi, à Genève entre les chefs de la Chambre des représentants et de l'Etat pour résoudre les désaccord à propos de la base constitutionnelle des prochaines élections.

À cet égard, Williams a déclaré dans un communiqué publié aujourd'hui: "Les présidents de la Chambre des représentants et le Haut Conseil d'État ont tenu une réunion, au cours de laquelle, ils ont examiné le projet relatif à la Constitution libyenne pour 2017.

Les deux parties sont parvenues à un consensus sans précédent sur la plupart des points en suspens depuis longtemps, notamment la définition du siège des deux conseils, la répartition du nombre de sièges dans les deux chambres du pouvoir législatif et la répartition des pouvoirs entre le chef de l'Etat, le Premier ministre, le cabinet et les collectivités locales".

"Malgré les avancées qui ont été réalisées lors des négociations qui ont eu lieu cette semaine entre les présidents des deux chambres. Un point de discorde existe toujours concernant les conditions de candidature aux premières élections présidentielles", a-t-elle précisé.

Selon elle, les trois rounds de négociations sont un véritable progrès mais insuffisants pour arriver jusqu'à la tenue des élections.

La conseillère de l'ONU a également exhorté les deux Conseils à surmonter les divergences en suspens dès que possible, appelant en ce sens "toutes les parties en Libye à ne pas se précipiter et à maintenir le calme et la stabilité".

Williams a par ailleurs révélé qu'un rapport sera envoyé au Secrétaire général de l'ONU sur "des voies alternatives pour aller de l'avant".

Stéphanie Williams avait formé le Comité de la voie constitutionnelle, qui a tenu trois rounds de pourparlers pour sortir de cette crise et organiser des élections.

En raison des divergences entre les institutions officielles libyennes, notamment sur la loi électorale, les élections présidentielles prévues le 24 décembre 2021, dans le cadre d'un plan parrainé par les Nations unies, n'ont pas pu être organisées.

La Libye souffre de crises économique et sécuritaire, tandis que la crise politique s'est aggravée lorsque la Chambre des représentants (Tobrouk - Est) a accordé sa confiance, début mars dernier, à un nouveau gouvernement dirigé par Fathi Bashagha.

Le Premier ministre du gouvernement d'union nationale, Abdel Hamid Dabaiba, refuse de céder le pouvoir sauf à un gouvernement issu d'un nouveau parlement élu par le peuple.

*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni

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