Ankara
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean - Pierre Lacroix, a entamé lundi une visite officielle de deux jours en République démocratique du Congo (RDC), dans un contexte sécuritaire et politique particulièrement tendu.
Présentée par l’ONU comme une mission « ordinaire », cette visite intervient alors que l’est du pays demeure en proie à une crise persistante, marquée par un cessez-le-feu fragile entre les Forces armées de la RDC et les rebelles de l’AFC/M23, ainsi que par des tractations politiques à Kinshasa autour d’un éventuel dialogue national inclusif.
Arrivé dimanche soir dans la capitale congolaise, le chef des opérations de paix de l’ONU doit, selon son agenda consulté par l’Agence Anadolu, rencontrer plusieurs acteurs institutionnels, dont le président Felix Tshisekedi Tshilombo ainsi que des représentants de l’opposition, des confessions religieuses et de la société civile.
Le week-end dernier, le chef de l’État s’est déclaré ouvert à la tenue d’un dialogue national inclusif, une initiative toutefois assortie de conditions rejetées par une partie de l’opposition.
Au cœur des échanges figure également la situation sécuritaire dans l’est du pays, où la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) dont Lacroix supervise les opérations s’est vu confier une mission d’observation du cessez-le-feu. Sur le terrain, la situation demeure toutefois préoccupante, avec la poursuite des violences et la présence continue des rebelles de l’AFC/M23.
La mission onusienne est d’autant plus délicate que les Casques bleus ne sont plus déployés au Sud-Kivu, qu’ils avaient quitté à la mi-2024 sous pression du gouvernement congolais, quelques mois avant la progression rebelle dans la province.
La délégation onusienne doit ensuite se rendre à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu depuis la chute de Goma. Si cette zone reste relativement épargnée par l’AFC/M23, elle demeure le théâtre d’attaques répétées attribuées aux rebelles des ADF, affiliés au groupe État islamique.
Selon un dernier rapport de la société congolaise, au moins 62 civils ont été tués dans la région depuis le début de l’année, malgré la présence conjointe des Casques bleus, de l’armée congolaise et des forces ougandaises.
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