Nadia Chahed
06 Avril 2019•Mise à jour: 07 Avril 2019
AA /RDC/ Pascal Mulegwa
Le président congolais, Felix Tshisekedi, a clôturé vendredi soir sa visite de trois jours, entamée mercredi dernier aux Etats-Unis où il n'a pas été reçu par son homologue Donald Trump, fait qui a provoqué un tollé en République démocratique du Congo (RDC).
Au pouvoir depuis deux mois, Tshisekedi a entamé sa visite par un tête-à-tête avec le secrétaire d'État américain Mike Pompeo avec qui il a évoqué la problématique des groupes armés dans la façade orientale de la RDC , la persistance de l'épidémie d'Ebola et les investissements dans le pays.
Le président congolais a affirmé à l'occasion sa détermination à "poursuivre les réformes dans les secteurs stratégiques et améliorer le climat des affaires" dans son pays, classé parmi les plus pauvres de la planète.
S'exprimant devant le comité des Affaires étrangères du Sénat américain, Tshisekedi a déclaré qu’il attendait l’appui américain pour se défaire du système "dictatorial" de Joseph Kabila, son prédécesseur.
"Je le dis sans peur. Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place," a affirmé le nouveau président congolais accusant ce régime d'avoir "retardé le pays avec la corruption, la gabegie et l’impunité devenues endémiques".
Sur les réseaux sociaux et les médias locaux, les congolais ont critiqué la visite de leur président, estimant qu'il a été "humilié" par son homologue qui n'a même "daigné le recevoir".