Lassaad Ben Ahmed
09 Septembre 2019•Mise à jour: 10 Septembre 2019
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le président congolais Félix Tshisekedi, a appelé ses concitoyens ainsi que les nouveaux dirigeants à incarner le "changement" pour que la République démocratique du Congo (RDC) "évolue".
Le président congolais s’exprimait dans un clip vidéo diffusé dimanche soir à la télévision publique.
"Le changement que nous attendons (...) ne sera possible que si chacun adopte la même attitude responsable face aux problèmes que sont les nôtres (…) Nous devons changer et incarner le changement partout où nous sommes pour que le pays évolue", a-t-il déclaré.
Le Président, au pouvoir depuis le 24 janvier 2019, adressait son message après l'installation du premier gouvernement sous son règne, de l'Assemblée nationale, du Sénat et des gouverneurs provinciaux et assemblées provinciales.
"A ceux qui sont responsables de la gestion des affaires publiques, le premier signe visible du changement sera celui de votre comportement, de votre compétence dans la gestion de la mission qui vous est confiée par le peuple congolais. Nous sommes au service exclusif du peuple congolais. Sachons désormais travailler pour l’intérêt de notre pays", a argué le chef de l'Etat dans son message sur fond musical et montage soigné à base d’images d’archives.
"N’attendons pas pour prendre des décisions qui vont améliorer le quotidien de chacun, aussi petit soit l’impact de l’action que vous pouvez prendre, elle reste importante pour atteindre l’objectif (...) le changement c’est l’affaire de tous ", a indiqué Tshisekedi.
Il a également évoqué son programme des 100 jours qui "ne va pas résoudre nos problèmes en quelques mois, mais il est un début de solution".
Ce programme lancé en mars dernier "nous donne la preuve que par notre volonté, seuls, nous pouvons trouver des solutions à nos problèmes et surtout apporter des changements positifs", a-t-il indiqué.
Le chef de l’Etat ne répond pas à la polémique autour de la disparition des 15 millions de dollars, une affaire dans laquelle plusieurs dirigeants sont cités, dont son directeur de cabinet, Vital Kamerhe.
La somme a été ôtée des 100 millions de dollars de compensations octroyées par l'Etat aux distributeurs pétroliers après le gel des prix à la pompe.
Deux inspecteurs généraux des finances qui auditaient la gestion du pays depuis l'intronisation de Tshisekedi avaient été suspendus le 1er septembre par la présidence de la République qui affirmait n'avoir pas mandaté l'IGF pour cet audit.