Lassaad Ben Ahmed
13 Octobre 2020•Mise à jour: 13 Octobre 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Au moins 13 personnes sont mortes dans un accident de circulation survenu à Mbuji – Mayi dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC) où les autorités et les organisations non gouvernementales accusent le pouvoir central d’avoir « oublié » et « ignoré » cette région s'agissant des infrastructures, depuis plus de deux décennies.
L’accident s’est produit dimanche, près d’un collège en plein centre-ville « lorsqu’un camion transportant plus de 60 personnes et accusant des problèmes techniques a heurté un minibus », a indiqué à l'agence Anadolu, Paul Okandula, colonel et chef adjoint de la police au Kasaï – Oriental, province dont Mbuji – Mayi est le chef-lieu.
Un décompte initial faisait état de 12 morts et 8 blessés graves lundi. Toutefois, un blessé grave a succombé à ses blessures, mardi, selon des sources policières.
Le camion assurait une liaison commerciale entre la ville de Mbuji – Mayi et celle de Mwene Ditu dans la province de Lomami.
« Le camion a d'abord heurté un minibus qui revenait de Mwene-Ditu. Ensuite, le même véhicule a fauché quelques piétons qui étaient sur la chaussée et sur les bordures avant de terminer sa course sur le mur d'un collège », selon la radio onusienne en RDC, "Okapi".
Le conducteur et ses collaborateurs ont pris la fuite.
Les accidents en RDC sont généralement causés par le mauvais état des routes.
Le réseau routier congolais s'étale sur 152.000 km, mais seulement 10 % (15.000 km) de ce réseau sont est en bon état, selon un rapport de la Banque mondiale datant de 2017.
Pays indépendant depuis 1960, la RDC ne disposerait que de 3.126 km de routes bitumées, à cette époque.