Nadia Chahed
02 Juin 2018•Mise à jour: 02 Juin 2018
AA / Kinshasa - Beni (RDC) / Pascal Mulegwa
Au moins sept personnes dont un civil et six miliciens ont été tués, samedi matin, lors de violents combats qui ont opposé l'armée aux miliciens qui tentaient d'attaquer la ville de Beni dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu de sources concordantes locales.
Le bilan des combats survenus dans le quartier de Mukulya à Beni à partir de 03h GMT est de six morts dans les rangs des miliciens, a déclaré à Anadolu un officier supérieur qui prend part aux opérations militaires dans la région.
Deux militaires ont également été blessés et un milicien capturé, à l'issue des combats, a précisé la même source qui a préféré ne pas être citée.
Lors des combats qui ont duré plus d’une heure, une balle a atteint un civil, le tuant sur le champ, a déclaré le président de la société civile de Beni, Gilbert Kambale, joint par Anadolu.
Attribuant l'attaque à des miliciens « Maï-Maï Mazembe », Kambale a indiqué que ces derniers planifiaient d'attaquer la prison centrale de Kangbayi pour libérer les prisonniers.
L’an dernier, des miliciens avaient attaqué cette prison, fait qui a permis à plus de 900 détenus dont des rebelles étrangers, des miliciens locaux et des criminels dangereux, de s'évader.
Les Maï-Maï, miliciens de groupes armés d’auto-défense -formés essentiellement sur une base ethnique - ont multiplié, durant les derniers jours, les attaques contre les forces de sécurité congolaises dans la région.
La veille, trois policiers ont été tués dans une attaque, attribuée à ces mêmes miliciens, contre un commissariat de la ville de Butembo voisine de Beni, deux villes situées dans le Nord de la province du Nord-Kivu où sévissent des dizaines de groupes armés.
Pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), nombre de groupes Maï-Maï ont été armés par Kinshasa pour combattre les envahisseurs ougandais ou rwandais. Certains, notamment dans le Nord-Kivu, n'ont jamais posé les armes.