Nadia Chahed
08 Décembre 2018•Mise à jour: 09 Décembre 2018
AA/Tunis
La Majorité présidentielle (MP), en République démocratique du Congo (RDC), a appelé les organisations sous-régionales africaines à s’impliquer pour la levée des sanctions infligées par l’Union européennes contre certaines personnalités congolaises.
Cet appel a été lancé par le porte-parole de cette plateforme, André-Alain Atundu, lors d'un point de presse tenu vendredi à Kinshasa, a rapporté la radio onusienne en RDC "Radio Okapi".
"La MP appelle solennellement toutes les organisations sous régionales de l’Afrique, du nord, au sud, de l’est à l’ouest, à s’associer en bloc à ce combat du peuple congolais, pour la dignité des peuples africains et le respect de leurs institutions", a plaidé Atundu, estimant que ces sanctions sont prises dans le but d’humilier le peuple congolais en jetant inutilement l’opprobre sur ses dirigeants.
Il a, en outre, précisé que le seul péché des personnalités sanctionnées est "d’avoir la charge d’accompagner le garant de la nation dans la réalisation de son serment constitutionnel.".
"Une cause juste doit être défendue en toutes circonstances, par nos autorités, conformément au serment constitutionnel du chef de l’Etat. Il en est ainsi dans le combat pour la levée inconditionnelle des sanctions injustes de l’Union européenne contre les personnalités congolaises en raison de leurs fonctions dans l’Etat", a-t-il précisé.
Et de poursuivre que la MP encourage le gouvernement à prendre des dispositions envisageables "pour contrer les effets des sanctions injustes et immorales contre les autorités congolaises".
Cet appel succède d'une semaine aux menaces proférées par Kinshasa vendredi 30 novembre de prendre des "mesures de rétorsion" contre l'Union européenne (UE), qui n'a toujours pas levé les sanctions imposées, depuis deux ans, sur une quinzaine de personnalités congolaises pour "violations des droits de l'homme".
Parmi les personnalités sanctionnées par l'UE, figure Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat de la coalition au pouvoir à la présidentielle du 23 décembre.
Celui-ci avait été sanctionné quand il était ministre de l'Intérieur.
La RDC avait fermé, depuis 10 mois, la maison Schengen qui octroie des visas pour 27 pays de l'UE.