Nadia Chahed
24 Avril 2018•Mise à jour: 24 Avril 2018
AA/ Kinshasa / Pascal Mulegwa
Des milliers de militants de l'opposition étaient rassemblés mardi en début d'après-midi sur la place Sainte-Thérése dans la commune de Nd’jili à Kinshasa, pour assister au meeting de Félix Tshisekedi fraîchement élu président de l'Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS) principal parti d’opposition en République démocratique du Congo (RDC).
Il s'agit du premier meeting de l'opposition autorisé par Kinshasa depuis près de deux ans.
C'est également le premier meeting de campagne de Tshisekedi lors duquel il devra dévoiler les grandes lignes de son programme présidentiel, tel que relayé par des médias locaux. Depuis septembre 2016, les autorités congolaises avaient interdit la tenue des manifestations sur l'étendue du territoire national, officiellement pour des raisons "sécuritaires".
Cette mesure tant décriée par la communauté internationale, l’opposition et la société civile avait été prise au lendemain de heurts sanglants entre forces de sécurité et militants d'opposition avant le début d'un rassemblement autorisé de l'opposition en septembre 2016 dans la capitale Kinshasa.
Réagissant à l'autorisation du meeting de ce mardi, Alboul Aziz Thioye directeur du bureau conjoint de l'ONU aux droits de l’homme (BCNDUH) en RDC a noté que "c'est un signal très positif" appelant l'opposition à faire preuve de "responsabilité" et les forces de sécurité à "faire preuve de professionnalisme".
Après un accord conclu samedi pour le rapatriement de la dépouille de l'opposant historique congolais du père de Felix Tshisekedi, l'autorisation de ce meeting est le deuxième "pas majeur franchi par le pouvoir pour décrisper le climat politique avant les élections", a commenté Jonas Tshiombela président de la nouvelle société civile congolaise, joint par Anadolu.
Un triple scrutin (présidentiel, législatif et provincial) est prévu le 23 décembre 2018.