Mona Saanouni
24 Avril 2018•Mise à jour: 24 Avril 2018
AA/Tunis/Yosra Ouannes
Des organisations tunisiennes ont souligné, mardi, l'importance d'achever le processus de justice transitionnelle dans le pays "pour éviter un sérieux revers à la transition démocratique".
C'est ce qui ressort d'un document distribué aux journalistes, lors d'une conférence de presse tenue par une quarantaine d'ONG et de syndicats tunisiens concernés par la justice transitionnelle.
Parmi les ONG, la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, l'Associations des Magistrats Tunisiens, l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates, en plus du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le Réseau Doustourna, le Réseau Tunisien pour la Justice Transitionnelle, et le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux.
Le président du SNJT, Néji Bghouri, a déclaré "qu'il n'y a pas de transition démocratique réelle sans achèvement du processus de la justice transitionnelle. Les prochaines générations doivent savoir ce qui s'est passé à l'époque de la tyrannie pour que ces violations ne se répètent plus".
"On ne peut pas tourner la page du passé sans rendre des comptes, pour que la culture de l'impunité ne se propage pas, et pour que la tyrannie ne se reproduise pas sous d'autres formes", a-t-il ajouté.
Il a considéré "qu'il y a une tentative d'échapper au cours de la justice, et que c'est pour cette raison qu'il faut prolonger la mission de l'Instance Vérité & Dignité, afin qu'elle puisse continuer son travail pendant les 7 mois prochains et achever son rapport final".