Lassaad Ben Ahmed
06 Octobre 2020•Mise à jour: 07 Octobre 2020
AA/ Kinshasa / Pascal Mulegwa
Quatre-vingt-onze (91) enfants ont été tués dans des violences impliquant notamment des groupes armés en Ituri, dans le Nord – est de la République démocratique du Congo (RDC) durant les deux premiers trimestres de l’année 2020, a indiqué mardi, l’agence onusienne en charge de l’enfance, Unicef.
« 91 enfants ont été tués, 27 ont été mutilés et 13 ont été victimes de violences sexuelles entre janvier et juin 2020 », écrit l’UNICEF dans un communiqué dans lequel il exprime sa « profonde préoccupation » face à la flambée d’une « violence continue » contre les enfants en Ituri, province congolaise frontalière avec l’Ouganda.
Au moins 18 établissements de santé ont été pillés ou détruits, tandis que les attaques contre plus de 60 écoles ont laissé environ 45.000 enfants en dehors des salles de classe, selon la même source.
« Les enfants continuent de souffrir gravement à cause de la violence et du chaos déclenchés par le conflit qui sévit depuis longtemps dans la province. Les conditions de vie de milliers d'enfants en Ituri se sont détériorées depuis l’intensification de la violence au début de l’année », poursuit le communiqué.
Les attaques des milices contre les habitations ont fait des centaines de morts et des enfants ont été recrutés par des groupes armés, selon les informations reçues par l’UNICEF, estimant que l’Ituri compte 2,4 millions de personnes en besoin urgent d'aide humanitaire.
Entre janvier et août, elle affirme avoir aidé 365 enfants précédemment associés aux forces et groupes armés à se réintégrer dans la communauté, à retrouver leur famille et à recevoir un soutien psychosocial.
En dépit du sous – financement des opérations humanitaires dans le pays, l’Unicef a lancé un appel de 318 millions de dollars, mais en octobre courant, il
présente un déficit de financement de 235 millions de dollars, soit 74%.