RDC : plus de 50 morts dans deux attaques des rebelles ADF
- les deux attaques ont eu lieu mardi et jeudi.Lassaad Ben Ahmed
10 Septembre 2020•Mise à jour: 13 Septembre 2020
Congo, The Democratic Republic of theAA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Plus de 50 personnes ont été tuées dans deux attaques, mardi et jeudi, dans la province de l'Ituri, située dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de sources concordantes locales.
Mardi matin, une dizaine de rebelles ougandais des forces démocratiques alliés (ADF) a fait incursion dans les villages de Belou et à Bulilia, dans le territoire d’Irumu, tuant une vingtaine de civils dont des femmes, a déclaré à l'Agence Anadolu, Janvier Nyadri, porte-parole du gouvernement provincial de l’Ituri.
Jeudi en fin de matinée, d’autres rebelles ADF ont tué 35 civils dans trois villages du même territoire, selon la même source. Joint par Anadolu, Gili Gitabo, président de la société civile d’Irumu, a indiqué à l'Agence Anadolu que certains corps ont été retrouvés ligotés.
« Toutes ces zones ne connaissent pas de présence militaire ni policière. Les rebelles ciblent désormais des coins isolés », a-t-il déclaré.
Rébellion d'origine ougandaise, l’ADF présent dans l’est congolais depuis 1995, est accusé d'être responsable d'une salve de massacres ayant fait des milliers de morts dans les rangs des civils entre 2014 et début 2020, dans le territoire de Beni frontalier avec l’Ouganda.
Depuis plusieurs années, le groupe, tout en restant sanglant dans le territoire de Beni, mène des massacres dans la province de l’Ituri.
L’armée avait affirmé que les ADF auteurs des massacres dans l’Ituri sont « ceux qui errent après avoir été délogés de Beni ».
L’est congolais est constellé de plus de 100 groupes armés nationaux et étrangers. L’ADF et la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) sont, à ce jour, les plus sanglants dans la région.