Nadia Chahed
10 Avril 2018•Mise à jour: 11 Avril 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Quelque 175 écogardes chargés de la protection du parc des Virunga dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été tués durant les dernières années, a alerté mardi la direction de ce parc au lendemain d’une nouvelle attaque des miliciens qui a fait six morts parmi ses gardes.
"L’attaque par le groupe armé Mai Mai est l’attaque la plus meurtrière contre le personnel du parc des Virunga. Il conduit au bilan total de 175 gardes morts en service dans l’histoire récente du parc", a écrit la direction du parc des Virunga dans un communiqué dont Anadolu dispose d’une copie.
L’attaque a eu lieu sur l’axe routier Lulimba – Ishasha à 140 km au nord de Goma (capitale de la province du Nord-Kivu), non loin de la frontière avec l’Ouganda.
Les six gardes se trouvaient à bord d’un véhicule quand ils sont tombés dans une embuscade tendue par des miliciens Maï-Maï (groupe d’autodéfense ethnique).
"Il est inacceptable que des gardes du parc continuent à payer au prix de leur vie la protection de notre héritage commun. Nous sommes bouleversés par leur fin de vie tragique et prématurée", a déclaré dans le même communiqué Emmanuel de Merode, chef du parc des Virunga classé sur la liste de patrimoine de l’Unesco depuis 1979.
Etendu sur une surface de 7 800 km², le parc des Virunga abrite une grande variété d'espèces animales rares et menacées comme les gorilles de montagne.
Crée en 1925, il est le fief de nombreux groupes armés qui y opèrent la pèche illicite, le braconnage et l’abattage des bois pour le commerce.