RDC : L'Opposition radicale appelle à des journées "ville morte" les 8 et 9 août
L'Opposition envisage une série d'actions pour revendiquer le départ de Joseph Kabila, demeuré au pouvoir au delà de l'arrivée à terme de son mandat (décembre 2016)
Congo, The Democratic Republic of the
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
La principale coalition de l’opposition en République démocratique du Congo (RDC) a appelé à observer deux journées "ville morte" les 8 et 9 août prochain, pour revendiquer le départ du président Joseph Kabila, resté à son poste au delà de l'arrivée à terme de son mandat constitutionnel ( décembre 2016).
Cet appel a été fait samedi soir par la plateforme de l'opposition qui révélait, au terme d'un "conclave" de deux jours à Kinshasa, une série d'actions qu'elle envisage pour faire partir Kabila et tenir les élections générales à la fin de l'année comme stipulé par l'accord politique signé le 31 décembre 2016.
La plateforme a, en outre, convoqué un grand meeting le 20 août.
"Ces actions auront lieu de manière simultanée dans l'ensemble de la République démocratique du Congo en guise d'avertissement à Monsieur Kabila", a annoncé François Muamba, le rapporteur du "conclave", devant plusieurs centaines de militants et cadres de l’opposition.
Il a, par ailleurs, annoncé qu’à défaut de tenir les élections "avant le 31 décembre 2017" , l’opposition appellera les congolais "à la désobéissance civile" et à "ne ne plus reconnaître Kabila en tant que président de la République" à partir du 1er octobre "à défaut d'avoir convoqué le corps électoral le 30 septembre comme prévoit la loi électorale".
Corneille Nangaa, président de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait, récemment, déclaré que les élections censées avoir lieu en fin d’année seront reportée à cause de contraintes liées au temps et au contexte sécuritaire dans le centre du pays.
Le président de la plateforme et fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi décédé le 1er février à Bruxelles, Félix Tshisekedi a, quant à lui, accusé Kabila de "prendre en otage" la dépouille de son père qui n'a toujours pas été rapatriée de Bruxelles faute de compromis entre sa famille et les autorités sur l'organisation des obsèques.
